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tour du bresil en direct !
carnet de voyage en 80 jours et ao vivo !

Suite à notre voyage, nous avons répertorié dans ce carnet toutes les recettes que nous avons récoltées, photos à l'appui pour la plus grande majorité d'entre elles.
Nous les classerons par région. Nous commençons une partie du Nordeste.
NOTE: il nous est impossible de répondre à la majorité des commentaires laissés car aucune adresse mail ne nous est laissé dans  le corps du commentaire. Merci d'y penser !

Nous nous sommes rencontrés il y a 3 ans grâce à la capoeira. Nous avions tous deux un rêve : faire un grand voyage au Brésil. Aujourd'hui, notre histoire commune nous permet de réaliser ce souhait.

Nous faisons partager ce carnet de voyage en direct à nos familles, nos amis, aux amoureux du Brésil qui désirent, eux aussi, parcourir ses terres.
Nous mettons dans ce blog toutes les infos, contacts et prix pêchés depuis les préparatifs jusqu'au séjour sur place.

                                                                                                              

Notre départ remonte au 30 juin et notre retour au 14 septembre 2006.
 
Virginie & Simon


Mardi 18 juillet 2006 2 18 /07 /2006 12:00
Forêt amazonienne
Levé du soleil - Visite d’une communauté - Retour à Manaus



Levé du soleil devant le Malocas.

5h45. En route dans la pirogue à pagaies pour admirer le levé du soleil et celui des oiseaux. Malheureusement, ce matin, la forêt a revêtu son manteau de brume bleue ce qui ne nous permet pas de voir grand chose. On entend peu à peu les chants monter dans le ciel embrumé. Cette ouate nous offre un paysage encore différent,cette fout en douceur. Nous glissons lentement sur l’eau. Leandro est aux aguets au moindre chant, au moindre bruit. On observe pendant quelque temps un gros rongeur, grand comme un chien en train de grignoter au bord de la rivière maisonne le distinguera pas très bien. A la moindre rumeur de notre part, il se sauve.


l'Amazonie dans la brume matinale.






De retour au lodge pour le petit déjeuner, que nous prenons avec Leandro et la cuisinière Lucia. José s’affaire, balaie le sable de leur balai à picots. Lucia nous a préparé un petit déjeuner prompt à me faire oublier la mauvaise plaisanterie de la veille.
Lucia : tu n’as pas eu peur cette nuit ?




Moi : si énormément.
Lucia : je comprends, moi aussi ça me fait peur. Il y a plein de chose dans la forêt que je n’ai pas encore réussi à apprivoiser. Elle est dure la forêt.


Toucan dans un arbre du Malocas.



Je demande à Leandro si réellement la tarentule n’était pas venimeuse ou s’il disait ça hier pour me rassurer. Il confirme sa position par tout un tas de détails techniques quant aux pattes, leur positionnement, la couleur, l’absence de beaucoup de poils etc…



Pour couronner le tout, Simon et moi-même avons eu un petit rat beige qui a couru toute la nuit sur la charpente de la paillote en faisant un rafût du diable. Les rongeurs ne m’effraie pas, Simon non plus. On s’est aperçu en se levant qu’il était venu grignoter les fleurs de fruits de la passion que Nilda met chaque jour dans les chambres pour qu’elles sentent bon.
Lucia : pourtant, si un rat te mord, c’est beaucoup plus dangereux que cette araignée. Ils ont plein de maladie et il faut faire attention !
Leandro :oui mais ce rat est là depuis longtemps. En fait c’est nous qui sommes chez lui !



La tendre vision de la vie de Leandro finit par me faire sourire. Si seulement on pouvait tous être comme lui. Il est clair que nous n’avons pas été élevé dans le même élément.
S’ensuit alors tout un tas de récits de Leandro au sujet des randonnées qu’il a effectué depuis 5 ans avec des touristes. Il nous dit que Bruno ne veut pas qu’il raconte tout ça car cela arrive rarement et panique tout le monde pour rien. Bruno, si tu lis ces lignes, c’est nous qui l’avons forcé à nous raconter !




Leandro est content. Il va pouvoir raconter plein de choses sur nous aux enfants dont il s’occupe à qui il raconte tout, et qui, selon lui, vont vivre ma frayeur autant que moi !
Simon dit à Leandro : ce qui est incroyable, c’est que la seule personne ici qui ne voulait voir ni araignée, ni serpent, en a vu !


Embarcation au Malocas.


Simon devant les bungalows du Malocas.

Leandro : oui, c’est toujours comme ça. Tu y a trop pensé, c’est toi Virginie qui les a appelé.
Virginie : si je pense à de beaux papillons, des perroquets magnifiques, des toucans, des singes rigolots, je vais les voir alors ?
Leandro : oui.




Leandro nous montre un harpon de pêche d'indiens.

Malgré tout, impossible de me résigner à partir pour la longue randonnée de 4 heures dans la forêt. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, je suis fatiguée. Leandro nous propose alors d’aller voir une autre communauté non loin d’ici.


Virginie dans une pirogue à rames.

En route avec la barque à moteur cette fois, car c’est assez loin. A peine parti, je lève le regard vers un arbre immense, au sommet duquel toute une famille de perroquet vert fluo et bleu font leur toilette du matin. Leandro n’en revient pas, cette espèce, il n’en avait encore jamais vu. C’est l’espèce qui parle le mieux.


Perroquet "parleur".

Un peu plus tard, des nués de papillons orangés survoleront notre chemin.
Des singes, nous ne verrons que des crottes toutes fraîches de taille impressionnante.
Nous arrivons dans une petite communauté avec quelques cabanes en guise d’habitation : une cabane pour l’école, une cabane pour l’église dont les représentations bibliques sont toutes en papier crépon. Un grand terrain de foot. Ici, nous explique Leandro, les femmes comme les hommes jouent. Il n’y a qu’un seul ballon pour tout le monde, c’est un moment important pour la communauté.


Village de la communauté indienne.


Unique chemin de la communauté.

Deux jeunes filles viennent timidement à notre rencontre. Elles connaissent bien Leandro qui a rapporter des victuailles pour eux. Pour l’heure,tout le monde est à l’école de la communauté voisine, les hommes sont à la chasse et à la pêche, les femmes sont aux champs. Nous prenons un chemin bordé d’arbres fruitiers (caramboles, oranges etc…) jusqu’à une maison un peu plus grande, toujours en bois.


Vitore", petit garçon d'une une communaute indienne.



Là, un jeune homme et un petit garçon accueillent avec plaisir le sac de victuailles de Leandro.Les deux hommes discutent de choses et d’autres. Leandro nous montre les herbes médicinales du jardin avec lesquelles toutes les familles se soignent, les arbres fruitiers,les légumes. Le jeune homme nous explique qu’ils cultivent leur propre riz, leur manioc, leur maïs. Les poules et les coqs gambadent partout. Ils ne font pas malheureux du tout, ils mangent à leur faim, semblent paisibles. Mais leur vie en autarcie reste très précaire. Comme partout ici au Brésil, lorsque le petit garçon Victore voit mon appareil photo, il commence à prendre à la pause. Le jeune aussi. Ils adorent et sont fiers de réussir à vivre dans la difficulté de la jungle.


Caramboles.


Oranger.

Bruno nous avait expliqué que les gens ici n’ont pas les mêmes besoins que nous. Juste de quoi manger, avoir un toit, être en bonne santé et visiblement ce sont tous des médecins dans l’âme, et ils se demandent toujours pourquoi on court autant après l’argent, nous « les blancs ».
Bruno nous raconte une conversation avec l’un d’eux.
Bruno :si tu chasses plus de 3h00 ou 4h00 par jour, tu te feras plus d’argent et tu pourras t’acheter un moteur pour ta pirogue ! Tu iras plus vite et tu pourras pêcher encore plus !
L’amazonien : mais pourquoi faire ? Je n’ai pas besoin de vendre plus, nous avons ce qu’il faut. J’aime aller lentement avec mes rames dans la forêt pour aller travailler.



Chien de la communauté.

Nous revenons sur le coup de midi. Alain et Elisabeth reviennent de leur nuit de « survie » dans la forêt. Ils sont ravis, bien qu’ils n’aient pas été rassurés, surtout lorsque leur guide s’est levé toutes les heures de la nuit pour raviver le feu et éloigner les bêtes, et encore plus lorsqu’il a remercié très sérieusement la forêt de les avoir épargner de tous ses dangers.


Intérieur "église de la communauté.
Décoration de papier effectuée par les enfants à l'école.


Alain et Elisabeth sont juste un peu déçus de n’avoir rien vu d’extraordinaire. Ils regrettent presque de ne pas être resté avec nous pour vivre de telles aventures ! Avec un peu de chance, la tarentule serait allée dans leur, mitoyenne à la nôtre !


Mais nooooooon... y'a pas d'anacondas en Amazonie... y z'ont peur de tout les indiens !!!


Alain et Elisabeth, nos compagnons d'excursions dans la jungle.

15h00. Nous embarquons dans la barque à moteur direction Rio Preto da Eva. 1h15 de zigzags de folies dans les igarapés. Nous savons l’un comme l’autre qu’il y a fort peu de chance pour que nous revenions ici un jour.


Igarapés en Amazonie.




C’est déjà d’un regard nostalgique que nous nous laissons glisser sur ces eaux miroirs aux reflets des arbres et du ciel tant elles sont sombres. Nous ne savons plus où nous sommes. Perdus au milieu de nul part.


Virginie avec un perroquet du Malocas.

Arrivés à la bourgade, une voiture nous attend et nous emmène dans une autre communautés d’indiens.


Communauté indienne du village de Rio Preto da Eva.



Dans cette communauté, les hommes viennent quelques mois pour vendre l’artisanat conçu par les femmes. Puis ils repartent. Une vingtaine de tribus sont représentées ici, chacune possédant sa culture et sa langue particulière. La communication n’est pas évidente, surtout avec les anciens qui ne parlent pas portugais. Des projets d’écoles sont mis en place pour enseigner aux enfants les langues et la culture de la tribu, afin de sauver ce qui reste sauvable.


Vaisselle indienne.


Alain, Simon et Elisabeth avec le chef de la communauté indienne.
Maquillage naturel du bras droit.


Nous arrivons dans la chaleur étouffante de Manaus à la tombée de la nuit.


Communauté indienne de Rio Preto da Eva - "Salle des fêtes".


Par Virginie et Simon - Publié dans : Manaus
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Lundi 17 juillet 2006 1 17 /07 /2006 01:49
Forêt amazonienne
Marche dans la forêt amazonienne – Balade aux alentours du lodge - Soirée dominos - Nuit tarentule



Notre guide indien Leandro et la fille d'un employe du lodge Malocas

La nuit a été très fraîche. Incroyable. Simon a été frigorifié toute la nuit.Les autres aussi,qui ont parfois pris leur hamac en guise de couverture.Cette différence de température est surprenante.


Fleur de la passion grande comme une paume de main d'adulte.

Aujourd’hui, nous partons pour une marche jusqu’à une petite cascade dans la forêt. De nouveau avec notre petite famille et Leandro, nous longeons ces igapos qui n’en finissent pas de nous enchanter.
Nous faisons glisser notre pirogue sur le rebord boueux de la forêt puis nous nous enfonçons peu à peu dans sa chaude humidité aux odeurs fruitées des plus agréables. Pas de chemin bien sûr. Leandro nous fraie un passage à l’aide de sa machette « géante ». La forêt est étouffante tellement elle est dense, ses feuilles et ses arbres immenses et démesurées comparés à notre échelle humaine.


Nos pirogues a pagaies

Leandro nous montre à nouveau les arbres de santal, l’arbre de patchouli, l’hévea, les énormes arbres aux troncs de plusieurs mètres de diamètres qui résonnent dans toute la forêt lorsqu’on tapent dessus. Sept coups signifiant : grand danger. On a découvert beaucoup de plantes et d’arbres médicinaux, donc l’arbre pour le paludisme. Dans les communautés indigènes, les mères concoctent des thés à bases des feuilles âcres et amères et en font boire les enfants afin de les immuniser contre cette maladie. Leandro et ses frères et sœur se sauver pour ne pas boire cette atrocité, nous raconte-t’il. Mais la maladie fait tellement de ravages encore aujourd’hui en Amazonie, que même Leandro reste vigilant et continue à se protéger avec des répulsifs.


Djazz en route pour l'aventure.

Leandro voit tout. La moindre graine minuscule mais magnifique cachée sous les tapis de feuilles humides, une carcasse d’araignée qui a mué, la peau d’un serpent qui en a changé… nous passons sans voir, lui voit et devine ! Y compris les toiles géantes d’araignées dans les arbres. Mais nous n’en n’apercevrons qu’une petite rouge que Leandro attrapera soigneusement par derrière pour ne pas se faire piquer et rejettera au loin. Mieux vaut ne pas voir les araignées de ce genre de toile. Ca me glace.


Une termitiere parmi d'autres dans la jungle

Beaucoup de fourmilières de presque un mètre de haut et de large, et plusieurs consécutives, des termitières de plusieurs mètres de haut accrochées aux arbres. Leandro tape dessus avec sa machette pour en faire sortir les chauve-souris vampires… tout semble démesuré ici. Le guide nous met en garde contre certaines fourmis qui paraissent insipides à côté des autres : leur piqûre est équivalente à deux fois celle d’un scorpion ! On fait de grand pas pour les éviter.



On imite Leandro qui lui a l’air de se balader tranquillement dans une ruelle anodine d’un village où aucun danger ne pourrait se présenter. Dés le début, il nous avait dit que de toute façon les animaux ont bien plus peur de nous que nous d’eux, mais que malgré tout, il ne fallait pas omettre une chose : nous sommes CHEZ EUX.



Il nous raconte peu à peu ce que sa mère lui a appris de la forêt, des remèdes, il taille un petit couteau dans du bois rouge tout en marchand avec nous, et nous raconte à voix basse…

La foret amazonienne a 40 km de toute civilisation

Alors que nous le suivons à pas de loups pour n’effrayer ni les oiseaux, ni les autres animaux et les laisser nous approcher pour les admirer, un tout petit serpents gris surgit du tapis de feuilles et se glisse sous mes pieds. Je bondis en l’air sur le côté. La pauvre bête a encore plus peur que moi et en fait autant. L’un comme l’autre on ne sait où aller… J’ai eu peur mais sans plus. Sauf que Leandro me regarde et dit : « tous les serpents d’Amazonie sont mortels. TOUS. Mais celui-ci a eu peur, c’était un bébé. »


Cascade au coeur de la forêt.


Leandro plonge dans les méandres de la rivière.

Quelle horreur… Il nous explique alors que de nos jours, on a les moyens de soigner toutes les piqûres de serpents, même les plus violents, et que le danger réside dans le temps que l’on a pour les soins à administrer. Ca y est. Maintenant, en plus des araignées, j’ai peur des serpents. Dans tous les blogs de voyageurs que j’ai lu, personne ne voit jamais rien de dangereux dans cette partie de l’Amazonie, juste une végétation luxuriante vers laquelle il suffit de se pencher pour se nourrir et se soigner. Il faut que ça tombe sur moi.
Nous continuons notre balade jusqu’à la petite cascade d’eau fraîche, bienvenue en ce midi très chaud qui commence à se faire insoutenable. Leandro et la famille se baignent. Comme deux idiot, nous n’avions pas prévu nos maillots de bains dans la balade !



Confection d'objets en feuilles de palmier.

De retour au lodge, nous nous douchons, déjeunons copieusement du bon poisson, faisons une petite sieste bien méritée, puis repartons cette fois seuls, avec Leandro pour une balade dans les alentours du lodge. Cet après-midi, tout le monde est reparti sur Manaus, sauf Elisabeth et Alain qui sont partis pour dormir dans la forêt cette nuit.


Sac à main d'indienne.

La balade est des plus agréables. Beaucoup plus tranquilles que le matin, bien que la végétation dans cette partie de la forêt soit moins luxuriante et parfois même beaucoup plus hostile. Mais nous n’en finissons toujours pas de découvrir arbres et plantes.


Virginie vetue de ses apparats d'indienne

Dans des feuilles de palmier, Leando fabrique une couronne, des boucles d’oreilles, un panier et me les offre. Il construit l’entrée d’une paillote telle qu’elle est faite dans les communautés indigènes. Tout cela, il le fait à une vitesse impressionnante. Il me reste quelques piqûres de moustiques de Rio de Janeiro qui n’en finissent pas de cicatriser qu’il me soigne avec une plante dont la sève a la couleur de la bétadine. Deux jours après, je n’aurais plus rien.


Soin cicatrisant naturel de leandro sur Virginie.

Nous revenons avant la tombée de la nuit,le temps de se reposer dans un hamac puis Leandro nous emmène en pirogue au beau milieu d’un igarapé afin d’admirer le coucher du soleil, celui des oiseaux et de la jungle toute entière.


Cactus et orchidées poussant sur les arbres.

Ce soir, il y a nous, Leandro notre guide, Lucia la cuisinière hors pair, et son maré José, le régisseur en quelque sorte du lieu en l’absence de Bruno et de sa femme. Nous dînons tous ensemble à la lueur de la bougie (il n’y a pas d’électricité ici bien sûr). Ces gens sont d’un calme et d’une gentillesse exemplaire. D’une grande discrétion. Bruno nous avait dit d’emblée, sans entrer dans les détails : "attention, un amazonien n’est pas un brésilien".


Plante poussant sur un arbre mort.

Leandro nous apprend à jouer aux dominos brésiliens. Et nous raconte sa vie. Une vie incroyable. Il habitait avec sa faille dans une communauté indigène tout au nord du Brésil. Lorsque la Guyane a acquis son indépendance, le Brésil a donné une partie de la forêt amazonienne à la Guyane. Sa communauté s’est retrouvé en Guyane. Certaines personnes de sa famille sont restés, dont lui et sa mère, d’autres sont partis en Vénézuela, d’autres sont retournés au Brésil.
Lorsqu’il a 13ans,samère tombe gravement malade.personne ne lui vient en aide,si ce n’est lui, Leandro, qui la soigne jusqu’à sa mort.
A 13ans, il se retrouve seul, avec tout ce que sa mère lui a appris. Avant de mourir, elle lui a dit : « part loin d’ici faire ta vie. Dans la communauté personne ne te viendra en aide. Va vers les gens, c’est le monde qui va t’apporter des choses ».


Arbre rouge du Bresil

Leandro part seul a Boa Vista dans le nord du Brésil jusqu’à l’âge de 26 ans. Il apprend divers métier dont celui de boulanger, mais surtout, il commence à construire son grand rêve « d’aller vers les gens du monde » en apprenant l’anglais. A 26 ans, il décide de partir à Manaus. Il met 1an à rejoindre Manaus.Sur la route, il fait des petits boulots de plusieurs mois avant de gagner un peu d’argent pour poursuivre son voyage. Il arrive à Manaus et en arrivant il rencontre un guide du lodge Malocas, qui lui dit qu’avec son anglais et ses connaissances de la forêt, il peu devenir guide lui aussi. Leandro n’y croit pas. Cependant, il reste pendant 2 mois avec les autres guides qui lui font connaître la forêt du « coin » différente de celle du nord de l’Amazonie.


Nid d'oiseaux.

Et voici les débuts de Leandro, guide dans la forêt amazonienne. Les débuts du Malocas n’étant pas réguliers, il cherche parallèles des petits boulots de guide dans d’autres lodges. Ilnous parle de ces lodges de luxe avec climatisation, crocodile nourrit en cachette par les guide et tellement gros qu’il ne bouge plus de sa place mais devant lequel les pirogues géantes de luxes remplies de 40 touristes chacune s’arrpête pour la traditionnelle photo.


Leandro l'indien joue à l'indien.

Depuis 5 ans, Leandro travaille régulièrement au Maloca. « Je suis très heureux ici, je suis libre, je fais ce que je veux, je rencontre des gens du monde entier qui me parlent de leur vie aussi ». J’ai réalisé mon rêve. Je ne pourrais pas vivre ailleurs que dans cette forêt.


Simon et Leandro devant un arbre amazonien de quelques mètres de circonference

Il nous parle des difficultés de vivre des amazoniens, de ces hommes qui bossent peu, font des familles de 8 ou 10 enfants puis partent. Dans l’immeuble où il vit à Manaus, plus de 30 enfants sont sans père. Avoir un ballon de foot et mieux pour un amazonien, de volley-ball, et le rêve le plus ultime. Faute de ballon, on joue avec des bouteilles d’eau vide. Tous ces enfants sont les enfants de Leandro. Son argent, il s’en sert pour leur payer les stylos, des cahiers. Il leur apprend la forêt, l’anglais, tout absolument tout ce qu’il sait pour que ces enfants sachent et grandissent dignement un jour, en ayant reçu de l’affection autre que celle de leur mère,pour que eux aussi retransmette cette affection à leur propres enfants. « Ce sont les câlins qui aident à grandir », dit Leandro.
Et il insiste : à quoi bon faire des enfants avec tous ceux dont on peut s’occuper également ?


Le Malocas.

Simon et moi-même rentrons nous coucher dans notre paillote. Ce soir, nous sommes tout seuls. Nous soufflons sur les lampes à huile les unes après les autres car après-nous,il n’y aura plus personne. On rentre tranquillement. Je vais aux toilettes, petites pièces qui jouxte la chambre, lorsque j’entends Simon éclater d’un rire nerveux et me dire : « ne sors pas toute suite de la salle de bains ! ».
Je le vois prendre sa tongue et se diriger en riant toujours vers le mur mitoyen des 2 pièces.
Je lui dis : « je sais que c’est une araignée, je traverse la pièce avant que tu ne l’écrases car si elle se barre dans la salle de bain, je suis mal.
Simon : OK, sors, mais ne regarde pas.


Leandro et un perroquet du Malocas.

Je traverse la chambre vers la porte d’entrée et je me retourne vers Simon et la fameuse araignée. Un truc énorme, immobile, presque noir, aux pattes démesurées, au corps gonflé aux hormones ! Un engin qui me glace le sang et je me dis :je suis en train de rêver, c’est un cauchemar, je vais bientôt me réveiller. Pourquoi dans NOTRE chambre et pas dans les 9 autres qui sont libres ?
Je dis à Simon : ne l’écrase pas c’est une mygale ou un truc de ce genre, elle pourrait se défendre et te piquer.
Simon : ne t’inquiète pas, ici, tout est démesuré mais un coup de tongue sur la tronche et on n’en parle plus. Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse d’autre ?


Tronc d'arbre avec picots pouvant servir d'aiguille à coudre ou à percer.

Au moment où il approche sa tong taille 43, il réalise en effet que les pattes sont plus large et que ce n’est pas de cette manière qu’il en viendra à bout. On convient alors que je prends une lampe torche et que je cours chercher Leandro, que lui reste ici à surveiller où elle va.
Je sors dans la nuit et je cours à en perdre haleine. J’ai fait promettre à Simon de ne pas tenter de l’écraser mais je ne suis pas certaine qu’il ne le fasse pas.Je traverse ce long chemin qui mène à la paillote des guides et je repense aux recommandations de Leandro et des autres : ne jamais se baigner seul, ne jamais se promener seul en forêt, ne jamais rester seul dans la nuit. J’arrive vers la paillote et je l’appelle :
Virginie :Leandro une énorme araignée dans la chambre, vite ! Viens !
Leandro, Lucia la cuisinière et son mari José restent d’abord consternés. Je dois leur redire ce qu’il se passe pour qu’ils réagissent. Ils sortent d’uncoup d’un seul, un de leur fameux balai à picots dans les mains et direction notre paillote.
Leandro : j’espère que « Simao » ne va pas essayer de l’écraser !


"Simao".

En arrivant, je crie à Simon de ne pas la toucher, qu’on arrive. Simon est toujours face àl’engin de compétition qui n’a pas bougé. Simon est fasciné.
Leandro s’approche très près et tente, comme pour le reste, de la prendre avec ses mains.mais en une demi seconde, elle se sauve à plus de deux mètres. Vitesse de déplacement terrifiant.
José lui dit : arrête Leandro, il faut la tuer, tant pis. S’ensuit une course poursuite dans la chambre entre le balai de sorcière et l’araignée. J’en suis malade, j’ai envie de pleurer tellement j’ai peur. J’ai soudain envie d’être dans mon canapé à paris en train de regarder une série de « Catherine » un pousse-pousse à l’orange à la main. Je me demande bien ce que je fiche là, tout simplement.



Lorsqu’ils embrochent l’engin au bout des picots du balai, ilsla détaillent avec précaution.
Leandro : c’est une tarentule, ce n’est rien.
Simon se décompose et rie toujours, il n’arrive pas à y croire.
Moi :une tarentule ? Mais c’est mortelle !
Leandro :pas celle-ci, non. Il y a plusieurs espèces. Celle-ci pique, est très douloureuse, mais c’est tout.



Lucia ouvre tous nos sacs et chaussures, José vérifie avec sa grosse lampe tous les recoins de la pièce.
Non, c’était une pauvre petite bête égarée !
Ils repartent.
J’ai envie de reprendre l’avion pour Paris.

Cette nuit, calfeutrés dans notre moustiquaire, j’ai l’impression d’être une proie dans une immense toile comme celles qu’on a vues dans la forêt. Je me réveille trempée de sueur plusieurs fois, avec des cauchemars d’araignées qui grimpent partout sur la moustiquaire.


Coucher de soleil devant le Malocas.
Par Virginie et Simon - Publié dans : Manaus
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Dimanche 16 juillet 2006 7 16 /07 /2006 01:03
Forêt amazonienne
La rencontre des eaux - Arrivée au Lodge maloca – A la découverte de la forêt - Pêche aux piranhas



Petit vendeur de poissons sur un des divers marches de Manaus


7h30. Départ de l’hôtel où Bruno, français, vient nous chercher. Bruno tient le lodge Maloca avec sa femme amazonienne Nilda. Il nous emmène en 4x4 jusqu’au port de Manaus. On fait vite fait le tour de la Halle aux poissons en nous donnant les noms et les prix de certains. Ici, on mange un poisson par famille ou tablée.


Poissons ouverts en signe de grande fraîcheur.

Quand on en achète un, il faut dire si on est 2 ou 20. Voyant que Simon et moi on se lèche les babines, il appelle Nilda de son téléphone portable et lui dit qu’il va rapporter du poisson pour le midi et donc de ne pas préparer de la viande comme prévu.


La rencontre des eaux a Manaus

Puis nous filons jusqu’à un second petit port de pêche beaucoup moins professionnel et grandiose que les Halles. On embarque sur un bateau à moteur avec un skipper et nous partons au milieu du fleuve Amazone pour admirer, à cette heure matinale, la fameuse rencontre des eaux.




Après quelques minutes, nous arrivons au milieu du large fleuve. On se sent bien petit.Nous restons côté « obscur » des eaux, c’est à dire du côté du fleuve Rio Negro, dont la particularité est son fort PH, une acidité qui repousse les moustiques et insectes.


"Boutiques" le long du petit port.

De l’autre côté, à quelques mètres de nous, le Rio Solimoes, de couleur ocre qui regorgent d’insectes, d’animaux et de maladies. Au beau milieu trône un horrible paquebot kaki de l’armée, qui ne fait rien, ne sert à rien, selon Bruno, qui semble être là juste pour impressionner les éventuels « pirates » de l’Amazonie.


"Je veux les bonbons au cupuaçu, là haut !"

Cette rencontre des eaux est un centre énergétique extrêmement important nous explique Bruno,un des plus puissants au monde (mais depuis le début de notre voyage, tout au Brésil est « plus » que le reste du monde !!!).


Station balnéaire au coeur de l'Amazonie.

Nous revenons vers le petit port. D’un côté du chemin, une ribambelle de petits stands où les vendeurs présentent consciencieusement les entrailles des poissons qu’ils vendent. De l’autre côté du chemin, des stands de bombons toujours et encore, des stands de fruits, de petit matériel de pêche, de bombonnes d’eau.


Rio preto da Eva - Station balmeaire amazonienne.


L’ambiance est surprenante. Les familles font leur course ici, bien plus qu’aux halles où seuls les restaurateurs semblaient venir se ravitailler. Toutes les femmes sont en short de jeans et en top sans bretelles, les hommes en short de sports aux marques assez connus chez nous pour la plupart. Les gamins comme partout ailleurs bavent devant une sucette et choisissent là aussi la plus colorée.


Marché couvert de Rio Preto da Eva - Dernière "ville" avant la forêt.


Farine de manioc et oranges vertes.

Nous repartons sur de bonnes routes (c’est suffisamment rare pour le remarquer) pour nous arrêter 80 km plus loin à Rio Preto da Eva. Petite bourgade fort sympathique et inattendue au bord du fleuve Rio Preto da Eva justement qui nous apporte une fraîcheur toute relative comparée à la ville de Manaus.



Cachaça au crabe en apéro et poissons tropicaux en brochettes pour le déjeuner.



On est dimanche et tout Manaus vient se rafraîchir dans le fleuve. Le lieu s’est transformé en station balnéaire et tout le monde se baigne, rit, se bronze, se photographie, prend une caiperinha dans le petit marché couvert du village, se fait griller un bon poisson. Cela sent un peu au bout du monde. Après, il n’y a plus rien, si ce n’est la forêt, nous signale Bruno.



Les gens ici, sont tout en réserve. On nous regarde un peu mais pas tant que ça. C’est juste une petite mémé qui se marre bien quand avec Simon on lui demande les noms de ses fruits et légumes qui ont tous pour nous des têtes inconnus. On en achète. On demandera au cuisto du lodge de nous les préparer pour nous les faire goûter.


"Tu nous cadres bien là tous les trois?"


Nous repartons de nouveau, sur des chemins de terre rouge cette fois.Plusieurs kilomètres de batailles entre les trous jusqu’à une petite embarcation ou une pirogue à moteur et son « pilote » nous attendent.


Pirogues à moteurs.

Nous embarquons avec Bruno toutes les victuailles et achats divers qu’il a effectué pour le lodge. Puis nous démarrons. 40 km sans civilisation, dans les igarapés (les nombreux petits canaux de la forêt) et les igapos (la forêt inondée). Nous apprenons que les petits arbres que nous voyons surgir de l’eau ne sont que la cime d’arbres de plus de 10mètres de haut. En cette saison sèche, la forêt est inondée.


Navigation au coeur des arbres innondés par les eaux.


Nous slalomons entre les arbres, partant parfois d’une large clairière d’eau pour s’engouffrer en quelques secondes dans un entrelacs impressionnants d’arbres et de cimes couvertes de nid d’oiseaux immenses, d’orchidées fanées pour la plupart malheureusement à cette époque. Il y a quelque chose d’émouvant à se laisser conduire ainsi dans l’immensité du poumon de notre Terre. Quelque chose de magique qui nous laisse sans voix tant tout ici nous est inconnu et insoupçonné. Nous attendions ce moment depuis 2100 jours (7 mois de 30 jours environs que nous avions acheté nos billets d’avion). Et nous y sommes enfin…


Les igarapes au coeur de la foret amazonienne

40 km plus tard, la pirogue ralenti sa course effrénée devant des jolies cabanes aux chapeaux de pailles sur une plage de sable blanc, le lodge Malocas. (Malocas signifie en indien : habitation indienne).


Le lodge Malocas

Des enfants se baignent dans le rio (Rio signifie fleuve ou rivière) au pied du « village ». Nous débarquons. Nilda nous accueillent avec un jus de fruits frais aux mélanges savoureux et surtout extrêmement rafraîchissant. Il n’est pas loin de midi et le soleil cogne, l’humidité prend à la gorge.


Petit bain digestif.

Dans la paillote commune où tout le monde se restaure, nous faisons la connaissance d’autres Français, Suisses et Belges, ici depuis quelques jours pour certains. Un couple de français avec leurs deux enfants vient juste de rentrer d’une nuit de hamac dans la jungle. Ils sont exténués.


Djazz et Natty trouvent une fleur sauvage.

Nilda nous expose les règles écologiques de rigueur dans le lodge. En discutant, je marche sur quelque chose qui pousse un malheureux petit cri : un magnifique toucan qui était poliment venu me dire bonjour !!! Pauvre bête je ne l’avais pas vu et il s’envole se réfugier dans l’arbre voisin. On nous présente alors les 3 perroquets de la maison et les 2 toucans, élevés ici depuis leur plus jeune âge et en liberté toute la journée.


Nids d'oiseaux geants dans la cime d'un arbre

Nilda nous emmène dans une autre paillote beaucoup plus loin, qui elle, est composée d’une dizaine de chambres. Tout est construit en bois, de manière très sommaire, mais cela possède un charme certain. Dans cette construction, on ressent de la fraîcheur. On en profite pour prendre une douche froide (comme toujours depuis le début de notre séjour au Brésil sauf à Tiradentes où c’était carrément bouillant !),pour s’installer, s’allonger un peu avant d’aller prendre le repas du midi avec tout le monde.


Une pirogue a moteur garnie d'une brochette de touristes

Nous nous attablons (et y resterons jusqu’au bout) avec Elisabeth et Alain, un couple Suisse des plus sympathiques avec qui nous discutons d’emblée à bâtons rompus de nos envies, de nos craintes, de notre voyage.
Ici, tout lemonde fait plusieurs villes dans le Brésil. Les Belges reviennent d’ailleurs du Pantanal où ils ont vu des milliers de crocodiles ! Ce qui ne sera pas le cas ici, on le sais déjà.


Igarapes dans la foret amazonienne (cours d'eau)

Au buffet, des plats de poissons en sauce, des crudités, du riz et des haricots rouge.
A une table, les guides des excursions.Nilda et Bruno demandent qui parlent anglais, portugais afin de répartir les visites avec les guides.


La cîme des arbres.
En-dessous de nous, plusieurs mètres d'eau innondent la forêt.


Nous ferons donc toutes nos excursions avec le guide Leandro, et la famille Laurent et Sylvie pour les parents, Naty et Jazz pour leurs filles. Ils sont super habitués à voyager dans des conditions pas toujours faciles, la forêt ne leur fait pas peur, et ils déboulent tranquillement en short et en tongues, alors que nous on se protége indiscutablement de ce fichu soleil qui mord tant il brûle avec des vêtements à manches longues et des baskets.
15h00. Nous montons en pirogue avec la famille et Leandro, direction une petite communauté. Leandro a emporté avec lui sa machette bien saillante et un seau avec du poulet et quelques lignes car nous allons finir la journée par une pêche aux piranhas. Nous naviguons de nouveau entre ces arbres aux formes parfois étranges, croisant parfois des papillons, des oiseaux jaunes, beaucoup de vautours. Leandro n’hésite pas à ralentir pour montrer une plante agrippée à la cime d’un arbre, des coques de fruits qui nous parfaitement inconnus.


Habitation indigène.


"Cueillette" de cocos.

Nous arrivons à destination. Mais personne n’est là. Une petite cabane à moitié abandonnée, avec des boîtes de bière parsemées deci delà et une gazinière rouillée reliée dans le vide.


"Chukky" à l'entrée de la communauté, sûrement pour effrayer les mauvais esprits.

Nous nous promenons surtout aux alentours car il y a ici beaucoup de plantes médicinales, d’arbres fruitiers (tropicaux bien sûr). Nous abattons quelques noix de coco fraîche et en sirotons le nectar, nous découvrons un avocatier sauvage, les palmiers dont le coeur se mange en salade, diverses herbes dont nous ne comprenons pas les noms, les arbres à cupuaçu un fruit absolument divin dont le goût est entre l’ananas, la pastèque avec un fond de mangue. Pour ma part,depuis que j’ai découvert le cupuaçu, je n’arrête pas d’en manger sous toutes les formes : jus de fruits frais le matin, confiture, bonbons, glaces… D’autres arbres comme le pupunha, l’arbre à urucum (teinture alimentaire qui provient des graines de ce fruit), un arbre à caju (noix de cajou)…


Fruit du pupunha.

Après une jolie balade, nous repartons dans notre pirogue. Leandro cherche visiblement un petit coin tranquille. On navigue sans moteur jusque dans un méli-mélo de cimes d’arbres. Leandro accroche quelques morceaux de poulets aux hameçons, nous en donne un à chacun. Et voilà la pêche aux piranhas qui commence ! Et 3 secondes plus tard c’est Simon qui tire un petit lot qui gesticule au bout de sa ligne.
Laurent et Sylvie qui ont déjà fait cette pêche la veille s’écrient : "prends le pas avec les doigts surtout ! Pas avec les doigts !"


Coucher de soleil en Amazonie.

Pendant demi d’heure qui suit, Simon nourrit un bon nombre de piranhas qui sont venus grignoter tous ses bouts de poulet à tour de rôle sans jamais se faire attraper. Natty et Djazz y vont de bon cœur et pêchent autant qu’elles peuvent.Mais c’est toujours l’angoisse chaque fois qu’on relève un de ces poissons car les bouches, bien que petites, découvrent effectivement deux séries de dents des plus aiguisées. Chaque fois, Sylvie prend sa tongue pour les assommer puis les bloque d’une main ferme au sol jusqu’à les lancer héroïquement dans le seau. Ses filles crient : mais arrête maman, t’es folle, tu vas te faire mordre ! Leandro rit sous cape. De son côté, il relâche tous les piranhas qu’il attrape. Pourquoi ? « Je ne veux pas », dit-il. Nous n’en saurons pas plus.


Petit piranha que nous avons peche et mange bien sur !

Lorsque nous avons pêché de quoi manger le soir, nous reprenons le chemin du lodge.
Après la troisième douche de la journée qui va s’avérer rituelle, nous venons prendre l’apéro autour du feu de camp. Tout le monde est exténué.
Nous savourons nos poissons carnivores… un délice sans pareil ! beaucoup d’arêtes, mais quel chair !


Orchidée sauvage de nuit.



Le soir, Leandro s’écrit depuis la rivière : venez ! venez ! Un jacaré (petit crocodile de 1 mètre) ! Forcément, avec Simon, nous accourons. D’autres sont là et nous montre sur l’autre rive, à quelques mètres de nous, deux yeux brillants dans la nuit qui finissent par s’enfuir. Natty et Djazz avaient, la veille récupéré un bébé de jacaré dans leurs mains ! Mais cette fois, pas de chance, nous ne verrons que les lumières de ce que nous imaginons être leurs yeux.


Crapaud venimeux.


Petite bébête des sables amazoniens au nom impossible.

Nous continuons à nous balader dans la nuit si bruyante des les environs du lodge et Leandro n’en finit pas de nous faire découvrir un oiseau bleu qui dort niché dans son arbre, puis un jaune, un bouquet d’orchidées qui vient de fleurir, un crapaud au venin mortel pour les affreux serpents redoutables qui auraient la mauvaise idée de le taquiner… le tout, sur des concours de chants d’oiseaux, de cigales aux ailes sûrement bien longues et autres animaux… quelle journée !
Au dodo, demain, une longue marche dans la jungle nous attend.

Les guides ont allumé des petites lanternes-bougies sur le chemin qui mène aux chambres. C’est magnifique.


Oiseau bleu en train de dormir.


Oiseau jaune en train de dormir.

La nuit noire est incroyablement étoilée depuis la forêt. Une véritable toile de fond de film américain des années 50 tant ces lumières dans le ciel scintillent par milliers laissant sur leur pas des traces lactées !

La nuit est fraîche, cela fait du bien, ce lodge a un petit goût de paradis. Notre sommeil est bercé du bouillonnement presque comique de la forêt « endormie ».


Igapos (forêt inondée).

Par Virginie et Simon - Publié dans : Manaus
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Samedi 15 juillet 2006 6 15 /07 /2006 00:02
Manaus
Survol de Brasilia et arrivée à Manaus




Centre ville de Manaus

Réveil aux aurores, ce samedi matin 15 juillet, pour prendre notre avion à 7h30 à l’aéroport international de Rio de Janeiro. Nous ne le savons pas encore, mais ce voyage va être plus mouvementé que prévu, et pour cause ! Bien que l’on voyage avec la TAM, mauvaise période pour prendre l’avion au Brésil, avec le dépôt de bilan de Varig, une des deux principales compagnies du pays. Est-ce dû à cela ou à une très mauvaise organisation de l’aéroport de Rio de Janeiro, nous n’en sommes toujours pas certains. Une seule file d’attente pour TOUTES les destinations du brésil soit une quinzaine de comptoirs et une file d’attente de plus de 2h00 alors qu’on nous demande d’être présents 1h30 avant...


Centre de Manaus. Quartier de l'opéra.

Résultat, au bout d’une demi-heure, nous n’en sommes qu’au début de la file. Heureusement, ce joyeux bordel semble être habituel et relativement maîtrisé, puisque 30 minutes avant le départ de l’avion, on finit par nous emmener pour nous faire passer devant tout le monde afin d’être enregistré en priorité avec les autres passagers en direction de Manaus.


Livreur dans Manaus, quartier de l'opera

Après un peu moins de 2 heures de vol, l’atterrissage à Brasilia, où nous avons une correspondance, nous donne l’occasion d’admirer depuis le ciel la structure si particulière de la capitale brésilienne. Le lac artificiel a très clairement la forme d’un oiseau, et la ville semble accrochée aux ailes. On distingue parfaitement les immenses avenues, les différents quartiers, les bâtiments administratifs, le tout savamment quadrillé par des sortes d’autoroutes urbaines. Aucun doute, la ville a bien été pensée et dessinée de A à Z dans un esprit moderniste et rationaliste.


Vendeur de bananes ambulant.


Un des nombreux vendeurs de fruits dans Manaus

On commence à regretter de ne faire qu’une courte escale par l’aéroport de la ville. Un sympathique groupe de 3ème âge Martiniquais en vacance au Brésil confirme ce sentiment. Ils ont visité Brasilia et ont trouvé cette ville incroyablement intéressante et surprenante. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois !


Ancienne capitainerie du port de Manaus

Mais revenons à nos aéroports ! La correspondance à Brasilia est pour nous une nouvelle source d’étonnement. A l’atterrissage, une annonce sonore en portugais, inaudible même pour les Brésiliens, semble indiquer la marche à suivre pour le changement. Une fois descendu de l’avion, pas une annonce pour nous indiquer le chemin, pas un seul panneau indicateur (« y’a même pas un panneau écrit in français dans ct’aéroport la ! » dira un de nos amis Martiniquais !) et les employés de l’aéroport nous envoient dans des directions différentes pour notre correspondance.


Aux alentours du marché couvert de Manaus,
vente de plantes amazoniennes.


Après avoir demandé 3 ou 4 fois où nous devions aller, nous finissons par comprendre qu’il faut sortir de l’aéroport, aller dans le hall d’accueil et nous débrouiller pour trouver notre vol, la porte d’embarquement… Rien de bien terrible, soit, mais comparé à notre premier transfert à Lisbonne, on est un peu laissé à l’abandon.


Une rue de Manaus.

Dans la salle d’attente, nouvelle agitation, réellement due cette fois à la faillite de Varig. On nous annonce que notre avion pour Manaus va également accueillir des passagers de vols Varig à destination de Miami (si si, véridique !) et de Porto Velho ! On nous bourre tous dans l’avion sans respecter les numéros de places. Après une heure d’attente dans l’avion avant de décoller, ces passagers doivent finalement redescendre. Les vols Varig ont, au dernier moment, pu être assurés. Bilan, plus d’une heure de retard au décollage, beaucoup d’agitation, et 15 R$ (5,20 € !) d’indemnisation pour les malheureux passagers Varig.




Finalement, après deux heures de vols au-dessus des grands plateaux verdoyants du Brésil, nous survolons enfin… le fleuve Amazone ! Immense serpent se faufilant dans la forêt amazonienne. Spectacle époustouflant, surtout lorsqu’on voit de haut, juste avant l’atterrissage, la rencontre des eaux : la partie la plus large du fleuve (plusieurs kilomètres) et divisé en deux couleurs : noir et ocre, noir pour le « Rio Preto », et ocre pour le « Rio Solimoes ». Vu du ciel cela se voit clairement.
Malheureusement, nous sommes installés au niveau des ailes de l’avion et les photos seront impossibles.



Amazonienne en shopping !

A l’aéroport, notre taxi (envoyé par l’hôtel) nous attend avec un grand panneau écrit SIMON ! L’humidité et la chaleur nous saisissent dès la sortie de l’avion. Il fait plus de 38 degrés, l’humidité avoisine les 80% et un soleil de plomb nous accable : Bem vindo em Amazonia ! (Bienvenus en Amazonie).
On se dit que ce sont les réacteurs des avions, on cherche milles excuses,mais le chauffeurs nous dit qu’il fait encore plus chaud en septembre !
Nous arrivons dans Manaus, ville de plus d’un million d’habitants perdu au beau milieu de la jungle. Dernière ville avant une forêt sans limite. Il faut savoir que l’état de l’Amazonie à lui seul est grand comme 3 fois la France ! Manaus, point de départ de toutes les excursions.


Hôtel Palace de Manaus

Notre hôtel, un joyaux vu de l’extérieur. Mais l’ « Hôtel Palace », n’a de palace que le nom, et nous décidons de sortir nous promener un peu dans la ville plutôt que de rester dans notre chambre à la salle de bain douteuseet aux fenêtres cassées. Nous n’avons pas eu la chambre que nous avions demandé lors de notre réservation (au calme, bains propres) et nous avons dû changer de chambre. Cela n’a pas changé grand-chose… L’électricité pendouille de toute part, les lavabos ne sont jamais nettoyés,une couche de poussière voile les meubles. La climatisation fait un bruit de camion. On voulait quelque chose de confortable avant le périple de la jungle qui va enchaîner avec la croisière en hamac de plusieurs jours… pas super, tant pis, on est vacances !


Cabines téléphoniques appelées "les oreilles".

Manaus est une ville très étrange. Elle a connu son heure de gloire avec l’hévéa, le célèbre arbre à latex, à la fin 19° et début du 20° siècle. Le « vol » de graines d’hévéa et leur plantation en Asie du sud-est ont sonné le glas de cet âge d’or, et Manaus est lentement retombée dans un profond sommeil. Ce n’est que depuis une vingtaine d’année, avec la création d’une zone franche, que de nombreuses industries se sont installées dans la région, et que la ville retrouve un certain dynamisme.
Résultat, on a le sentiment d’être dans une ville de petits palais qui aurait été abandonnée, et qui serait peu à peu squatée par toutes sortes de marchands ambulants, de boutiques d’électronique, de fripes et diverses babioles détaxées. Les vielles maisons de l’époque du caoutchouc côtoient d’immondes bâtiments des années… on arrive pas à les dater tellement ils sont délabrés ! L’ensemble du centre ville est décrépi et sent un peu le moisi.


Repas du midi à l'envolée sur les quais, dans la chaleur humide de Manaus.

On file dans une pharmacie pour se ravitailler en répulsifs à moustiques. On nous sert de l’eau fraîche à boire, quel bonheur. Ici, dans les pharmacies, on vend des petites glaces style Miko mais naturelles, aux fruits régionaux (cupuaçu, fruits de la passion, cajà etc…). Les gens achètent, mangent leur glace au frais de la clim des magasins puis ressortent. On choisit deux bombes répulsives de compétition. Pas de différence ici entre peau et vêtement. Rien ne tâche, tout sent bon l’aloe vera et pas les pieds de 3 jours comme ceux vendus en France !
Et ils restent également efficace 12h00. Pour moitié prix par rapport à la France (10 € pour 50 ml est le prix courant des pharmacies françaises ou Vieux Campeur à Paris), nous avons 4 fois plus de produit. Et ici, ça marche, ça respecte l’environnement. Cherchez l’erreur…


Buvette sur le port de Manaus.

Nous filons ensuite nous balader pendant un peu moins de deux heures dans les rues de la zone franche de la ville, puis nous rentrons à notre hôtel nous reposer avant d’aller dîner. Il va falloir s’habituer à la chaleur et notre départ pour la forêt demain matin n’est pas sans nous inquiéter. En deux heures de balades, nous sommes trempés de transpiration de la tête aux pieds, culottes comprises.



Rue commerçante de Manaus.

Lorsque nous ressortons vers 18h30, la nuit est tombée, et l’ambiance a totalement changé. Le niveau sonore a nettement diminué, les marchands de téléphones portables, de domino en plastique et de hamacs ont laissé la place à des petites baraques où l’on vend des brochettes trempées dans de la farine de manioc. Les rues sont envahies de barbecue ! Quelques chaises en plastique autour de chaque marchand ambulant, et hop ! Chacun se fait son petit resto.


Coccinelle sur le port de Manaus

Mais TAM ne nous ayant pas vraiment nourris de la journée, on décide d’aller dans notre première « churrascaria », le temple brésilien de la viande grillée à la broche. Et nous ne regrettons pas notre choix ! On paye par personne et on se sert à volonté (une pensée de cœur à notre cousin Richard qui se marie aujourd’hui et qui aurait été bien heureux dans un lieu comme celui-là. Nous trinquons pour eux depuis Manaus !).



Un immense buffet de salades de toutes sortes, et les serveurs passent avec leurs broches de toutes sortes de viandes qu’ils vous proposent, vous découpent dans votre assiette. Les ananas sont également grillé à la broche, et les serveurs emplissent votre table de toutes sortent de mets qu’ils se font un plaisir de vous faire goûter. Sur la table, un petit panneau qui permet de signaler aux serveurs : « oui, j’en veux encore » ou « non, merci ». Un délice gargantuesque. Il faut bien prendre des forces avec tous nos soucis de touristes de la journée !

Demain, nous nous levons à 5h30 du matin pour démarrer avec notre guide à 7h00 depuis l’hôtel.
Boa noite.


La hall aux poissons de Manaus.

Par Virginie et Simon - Publié dans : Manaus
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Vendredi 14 juillet 2006 5 14 /07 /2006 20:02
Rio de Janeiro - 14 juillet 2006
Quartier de Santa Teresa



Pousada Relais Solar da Santa dans le quartier de Santa Teresa. Rio de Janeiro.


Simon dans le hamac de notre terrasse de la Pousada


Notre chambre... un havre de paix aux coeur de la ville.


Nous arrivons à 6h00 du matin à la Rodovarià de Rio de Janeiro. On a oublié de noter l’adresse de notre pousada qui ne se trouve par ailleurs dans aucun de nos guides puisqu’elle nous avait été conseillée par des collègues de boulot. Juste avant de partir, deux personnes de mon travail me donnent cette adresse qui leur avait été recommandée, et dont il connaisse le propriétaire, un français. Un tour sur leur site web nous a vite convaincu. Cette pousada est « hors budget » pour nous, mais on se dit que, juste avant notre périple amazonien en hamac et petits hôtels, nous sera d’un grand repos.


 
Tramway de Santa Teresa - Rio de Janeiro

Le point Informations de la rodovarià ne connaît pas cette pousada et à cette heure matinale, aucun point web ouvert pour retourner jeter un coup d’œil à nos mails. En attendant que les points web ouvrent (à 7h00 !!!), on s’assoit dans le hall d’attente des voyageurs pendant une heure et on observe le allers et venus des travailleurs et voyageurs, leurs habitudes de petits déjeuner très salés, leurs innombrables valises géantes, les appareils photos argentiques qui se décliquent sur une famille regroupée devant sa montagne de bagages avec le porteur de bagage bien sûr.



Devanture de resto dans Santa Teresa.


Rue centrale de Santa Teresa.

Et toujours cette bonne odeur de savon frais, les cheveux encore mouillés par la douche du matin. Ici, personne ne semble porter de parfum. D’ailleurs, dans les magasins, les rayons savons sont très impressionnants et le choix d’une variété exquise. Le liquide douche reste un produit de luxe difficile à dégoter.


Maison dans Santa Teresa.

On récupère l’adresse de la pousada.
Après bien des négociations avec des cabines de ventes de billets de taxi dont les tarifs varient du simple au double et des flics qui nous disent « prenez ces taxis là-bas pas ceux ici, c’est plus sûr», et les vendeuses de ticket pour les taxis qui s’engueulent pour nous récupérer comme clients, nous filons enfin vers Santa Teresa, butte au coeur de la ville.


Santa Teresa.

Santa Terasa fait penser à Montmartre, mais qui serait entourée de favelas, avec, en son sommet, des maisons magnifiques. Un peu étrange comme contraste. Cela ne nous met pas très à l’aise. Le taxi traverse une favela ou un quartier en ruine, on ne sait pas, tant tout ici est en piteux état et les gens semblent miséreux. Et d’une rue à l’autre, on arrive d’un coup dans la beauté délabrée et colorée d’un ancien Rio, et qu’on le voit dans les gravures d’antan.


Epicerie dans Santa Teresa.

Notre pousada ne se voit pas de la rue. Il faut traverser un jardin luxuriant avant de l’apercevoir, avec ses fenêtres bleues et ses azuleijos autour des portes. L’endroit est magnifique, la chambre, notre terrasse, la salle à manger où l’on nous attend à cette heure si matinale avec un petit déjeuner délicieux, tout est d’un goût indiscutable. On se dit que le prix, finalement, n’est pas élevé du tout.


Vue de Santa Teresa.

On commence par une bonne douche et une sieste dans le hamac. En fin de matinée, on discute avec Jennifer qui s’occupe de nous depuis le début et le régisseur des lieux, qui semblent s’occuper également de la décoration. Ils nous conseillent un petit itinéraire dans le quartier incluant la visite du musée Chacara do Ceu.



Salle à manger du musée


C’est une grande demeure des années 60-70 qui enferme les collections d’œuvres d’art d’un père et de son fils. A sa mort, ce dernier a tout légué à la ville de Rio. Le jardin offre des vues surprenantes sur le Centre de Rio mais aussi sur les favelas avoisinantes, la salle à manger et bibliothèque sont meublées d’époques. Des gravures sur la vie du Brésil présentent des esclaves jouant du berimbau. Dans le salon, Picasso y côtoient Derain.



Salon de la maison-musee Chacara do Ceu

Nous nous laissons aller au fil des ruelles de Santa Teresa, de son célèbre tramway jaune bondés en permanence de personnes qui y sautent ou en sautent en marche.
 

Arbre fruitier du jaca dans Santa Teresa.

Depuis notre promontoire de « riches », nous ne pouvons nous empêcher d’observer ces favelas qui semblent, vue de loin, inhabitées. Elles nous intriguent car nous ne les connaissons pas. Lorsque nous organisions notre voyage, l’agence Terra Brazil nous avait proposé d’aller en visiter une avec un guide des favelas. Les fonds sont reversés à une association des favelas. Sur le coup, cela nous avait intéressé. Et puis en y réfléchissant, on se disait : pourquoi faire ? Aller voir la misère ? Est-ce que vraiment en une demi-journée on peut en comprendre le fonctionnement ? Non, c’est du voyeurisme.


Favela sur les pentes du mont de Santa Teresa


Contraste saisissant entre les villas de Santa Teresa et
les favellas qui "dégoulinent" sur les flancs de la colline où se situe ce quartier.



Et puis finalement, maintenant, on se dit : à quoi ça sert de ne pas voir, de fermer les yeux ? Pourquoi ne pas avoir une approche qui peut-être nous sensibiliserait plus et nous éloignerait de certains de nos clichés ?


Pousada dans Santa Teresa.

Que de pensées contradictoires.
On pense sincèrement que la prochaine fois que nous reviendrons à Rio nous y iront. L’idéal serait bien sûr d’y aller avec un des profs de capoeira que nous connaissons en France et qui en sont issus pour certains d’entre eux.

En fin d’après-midi, nous revenons vers notre pousada. Depuis notre terrasse, je profite du coucher du soleil sur la baie de Rio, des vieilles demeures cariocas qui s’allument une à une. Ici, on est à un autre siècle. On ressent cette « saudade » des brésiliens, la « nostalgie », qui nous emplie corps et âme.




De nouveau, on entend des feux d’artifices venus de nulle part. C’est notre fête nationale à nous, qu’on se dit en rigolant, bien qu’on sache que les brésiliens sont en train de vider leurs stock de feux prévus pour leur victoire de foot. Les cigales qui emplissent l’atmosphère. La musique brésilienne monte dans les bars voisins. Les chiens des quartiers voisins s’agitent. Simon s’est endormi dans le hamac et se laisse bercer par la douce brise de ce début de soirée.


Jardin du musée

Ce soir nous allons dans un bon resto du quartier. Le régisseur, qui tout comme Jennifer parle un français impeccable, vient de nous réserver une très bonne table avec vue sur la baie illuminée de Rio de Janeiro : « pour vous les français, il y a une belle vue, je sais que c’est important », a-t’il dit à Simon.
Nous nous offrons donc ce bon resto carioca où tout est revisité à la mode française, naturellement : filet mignon, sauce meunière, sauce béchamel, soufflé, crème chantilly, crème brûlée, tarte tatin etc… Les noms français parsèment la carte et nous choisissons donc les deux seuls plats sans aucune consonance gauloise ! Resto divin, cuisine fine aux goûts délicats, vue réellement imprenable sur toute la ville illuminée, tables dispersées dans une cour fraîche et ombragée.



Maison transformée en musée dans Santa Teresa.

Le seul point inquiétant est que, malgré nos répulsifs à moustiques français soi disant super puissant, nous nous faisons déjà dévorer… On espère que notre copain Dove ayant eu cette expérience au Venezuela disait vrai : les répulsifs achetés sur place sont les seuls réellement efficaces et le prix n’a rien à voir avec les prix à la limite du honteux pratiqués dans notre pays.
En rentrant à la pousada, nous profiterons de la terrasse pour malgré tout imprégner tous nos vêtements de produits anti-moustiques et pour passer une bonne nuit dans ce décor paradisiaque.


Du quartier de Santa teresa, vue sur le quartier de Lapa
et la cathédrale moderne.


Demain, debout à 5h00, car on décolle à 7h30 du matin pour Manaus. Il sera certainement impossible de trouver une connexion internet haut débit avant Belém, c’est à dire après le 25 juillet.

Je profite de la super bonne qualité de la connexion internet en wifi de la pousada pour mettre notre blog à jour durant une bonne partie de la nuit.

Bonne fête nationale à tous ! Bonne nuit.


Fresque murale d'une station de tramway dans Santa Teresa.




Par Virginie et Simon - Publié dans : Rio de Janeiro
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Jeudi 13 juillet 2006 4 13 /07 /2006 19:20

Belo Horizonte
Capoeira chez "Grupo Ginga"




Groupe de capoeira "Ginga", à Belo Horizonte.





Jeudi. Journée logistique puis capoeira en perspective. Mariana nous emmène en centre ville, là où toutes les banques du Brésil se côtoient pour que nous puissions effectuer tous nos dépôts d’argent confirmant la plupart des auberges de jeunesse et pousadas oùnous nous rendons dans les prochaines semaines. Vue la vitesse à laquelle tout est complet, nous ne regrettons pas de se libérer de cette tâche.
Depuis la France, pour un virement, la banque nous demandait presque 15 euros.ici, c’est gratuit, c’est simple comme bonjour. Le soucis étant d’aller dans la banque correspondant au destinataire en question.





Puisnous achetons une carte de téléphone et Mariana confirme plusieurs réservations en Amazonie qui ne voulaient pas de virement mais juste un appel téléphonique. En Amazonie, aucune d’entre elle n’a le net, et si elle l’a, l’adresse mail ne fonctionne jamais.Les communications sont mauvaises, Mariana galère un peu pour comprendre et se faire comprendre. Certaines confirmations faites avaient déjà été oubliées !



Après cette matinée de dure labeure, nousfouinons dans une jolie librairie,puis mariana nous choisit un bon resto de viandes grillées.

L’après-midi se déroule dans le rangement de nos sacs et préparatifs pour l’Amazonie.






A 19h00, nous partons pour le cours de capoeira du Grupo Ginga, de Mestre Agostinho, qui est en ce moment en déplacement.
L’élève qui le remplace est formidable. Nous sommes très peu d’élèves, mais une hollandaise et un italien actuellement au Brésil font le cours avec nous. « Rasta », le prof-élève, prend la peine d’expliquer les mouvements en anglais également.
Après 1 an et demi d’arrêt complet de lapratique de la capoeira, notre grand retour s’effectue sous les meilleurs hospices. La remémoration desnoms desmouvememnts et des mouvements en eux-mêmes n’est pas facile. On s’essoufle à la vitesse de la lumière. Mais l’énergie et l’envie ne nous ont pas quitté.




Mariana faisait partie de ce groupe lorsqu’elle petite, mais elle n’a pas osé reprendre. Elle a préféré jouer au reporter pour notre blog !
Renata vient ramasser les morceaux exténués que nous sommes et en route pour la maison, pour un dernier repas ensemble et dernier levée de lune sur la terrasse, la larme au coin de l’oeil. Ils nous remettent de petits présents en guise d’amitié :des tee-shirts du Minas Gerais et une petite statuette du fameux San Francisco de Assise pour qu’il nous protége durant notre voyage. Nous n’avons pas l’habitude d’offrir des Saints en France. Ce geste,aussi chaleureux et sincère soit-il, surprend. Mais ici au Brésil, c’est une coutume. TOUS les magasins de souvenirs ou d’artisanat vendent des saints, des designers en créent, les stylistes en inventent sur les vêtements ou les bijoux. Nous longeons donc notre Saint bien callé au milieu de notre sac à dos qui se chargent de plus en plus de cadeaux.




23h45 : nous quittons Belo Horizonte en bus-couchette, formidablement bien équipé et confortable. Les larges fauteuilles s’allongent presque de tout leur long, et leur largeurne permet pas plus de 3 fauteuils par rangée au lieu de 4.



A peine le bus démarré, extinction des feux. On ne se réveillera qu'au petit matin, à notre entrée en gare de Rio, en ayant perdu l'adresse de notre pousada... et tous les webcafés fermés à cette heure matinale, et le point d'infos qui ne connaît pas la pousada...



Groupe "Ginga" de Belo Horizonte.




Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /2006 18:59
Ouro Preto
Visite de la mine d'or et de pierres precieuses


Place principale de Ouro Preto.



Chercheur d'or.

Le lendemain matin,nous filons visiter une ancienne mine d'or. Les rails et petit train d'origine ainsi que les outis y sont présentés et expliqués.
La descente n'est pas sans nous impressionner. Si le mécanisme est aujourd'hui sécurisé, on n'ose pas imaginer ce que cela devait être à l'époque !
L'un des guides de lamine nous emmène à plus de 300 mètres de profondeurs.La terre humide rouge sienne crépite sous nos yeux. Certaines parties sont soutenues par du quartz, et d'autres minéraux dont nous avons oublié le nom.



Visite guidée dans une mine d'or et de pierres précieuses.
A 200 m sous terre, les parois brillent de mille feux.




Moteur du petit train descendant dans la mine. Fonctionne toujours.

Tout au fond, un lac à l'eau parfaitement cristalline à tel point que nous allions tous dessus comme pour y marcher ! Dans ce lac, on envoyait jadis les enfants entrer par des orifices trop petits pour l'adulte. Ils en rapportaient des pierres précieuses.


Simon devant le lac qui s'étend plusieurs mètres sous terre au fond de la mine.


Les esclaves des mines du Minas Gerais étaient choisi pour leur petite taille, car les mines ici sont étroites, contrairement à celle de Salvador de Bahia. Ce qui explique qu'autant de gens que nous avons croisés dans les rues de BH (et y compris nos amies Sirlei, Renata), soient si petits ! Leurs origines expliquent cela.



Ruines dans les profondeurs du lac translucide de la mine.


Nous revenons en fin d?après-midi à BH. Nous filons faire des courses au supermarché car ce soir nous faisons un dîner français. Il est toujours étonnant d'aller dans ce genre d'endroit.C'est là qu'on se rend compte des véritables habitudes culinaires. Nous avons été surpris par les immenses rayons de fromages (y compris français et italien) et de yaourts.


"Bon  y arrive le bus ?"

La soirée se déroule joyeusement avec une bouteille de Champagne trouvé chez Casa Verde (l'équivalent de Nicolas en France) pour l'occasion.


Ouro Preto.

On part déjà demain soir pour Rio de Janeiro. C'était trop court. Il y a beaucoup de choses à faire dans la région, beaucoup de villes coloniales, de promenades en montagnes et en forêt tropicale. Beaucoup de cours de capoiera où nous avons pas eu le temps d'aller, mais demain, Mariana nous y emmène c'est promis.


Simon, Celina, Renata, Gabriel et sa copine, Mariana.

Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /2006 18:42
Ouro Preto
Visite historique guidée




Au coeur des montagnes du Minas gerais, Ouro Preto.




Dés l’aube, nous prenons un bus direction Ouro Preto, ancienne capitale de l’or « noir » au Brésil située à 2h00 de BH. Cette ville coloniale est entièrement classée patrimoine de l'humanité par l'UNESCO.


Ouro Preto. Balcons en fer forgé typique de cette architecture.

Au XVIIème siècle, on y découvrit d’importantes mines de pierres précieuses et semi-précieuses et également des gisements d’or. La ville se développa alors considérablement et son nombre d’habitants, aujourd’hui de 66 000, atteignit alors les 110 000, alors que Rio n’en comptait que 20 000 et New York 50 000.



Ouro Preto, centre ville.


Une petite sieste ne fait pas de mal...


Des églises baroques et rococo, couvertes de tonnes d’or et de pierres parsèment la ville. Elles étaient destinées aussi bien aux riches de l’époque qu’aux esclaves noirs qui conçurent, pour eux-mêmes, avec les moyens qui leur été alloués, des représentations bibliques avec des saints noirs.

Rue du centre ville.


En arrivant à la petite rodovaria qui surplombe Ouro Preto, nous nous dirigeons directement vers le point d’informations. Là, un jeune type téléphone pour nous dans tous les hôtels et pousadas que nous avions cochés dans nos guides… tout est plein, incroyable ! Il nous en trouve une encore moins cher, dans le centre et pas mal du tout. Alguenaldo est également guide touristique. Nous louons ses services pour l’après midi.



Architecture coloniale de Ouro Preto



4h00 de visite d’églises chargées en histoires et de ruelles aux pentes rudes, sous le soleil assez froid de Ouro Preto… nous voilà partis pour une autre époque de l’Histoire. Notre guide se révèle passionnant. Il prend la peine de parler lentement pour que nous puissions comprendre et nous explique les mots qu’on ne comprend pas. Il nous laisse le temps d’errer dans l’ambiance coloniale de la ville, de faire quelques centaines de photos dans la lumière blanche hibernale. Depuis qu’il est avec nous, on cesse de nous accoster toutes les deux secondes pour entrer dans un magasin de pierres précieuses ou pour nous vendre les mérites d’un resto ou d’une pousada. Le tourisme ici se fait pesant.



Rue de palmiers dans Ouro Preto

Les maisons sont bordées de liserés colorés, les balcons de fer forgé et les toits de tuile rouge usée par le temps glissent à flanc de collines. Les pavés réguliers mais vieux de plusieurs siècles permettent aux voitures de s’agripper dans les pentes raides. Les peintres parsèment les placettes des églises.



Mineroises


Quartier des villas des riches colons portugais de l'époque coloniale


Stands d'artisanat d'objets sculptés dans la pierre à savon.


Graveur sur pierre à savon


Devant l’une des plus belles, l’Igreja San Francisco de Assise, des stands d’artisans sculptent la pierre à savon, une pierre locale très tendre. De cette pierre à savon sont issues les chapelles des églises, certaines sculptures.



Pierre à savon, une pierre tendre typique de la région du Minas Gerais




Peintre de rue.


Ouro preto, cité de l'or perdue dans les montagnes du Minas Gerais.


Nous finissons l’après-midi érintés.
Nous nous reposons avant de commencer la soirée par une balade dans les ruelles éclairées, pour finir dans un resto aux spécialités mineiroises savoureuses : cachaça, d’un alembique locale, délicieuse mais tuante, soupes divines,fromage à lacompote de goyave, on ne s’en lasse pas.
Un jeune brésilien a joliment poussé la chansonnette durant tout le repas. De quoi clôturer cette journée avec brio.



Eglise de Ouro Preto


Pierres précieuses Topaze Impériale. Ouro Preto.


Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Lundi 10 juillet 2006 1 10 /07 /2006 11:54
Belo Horizonte
Mercado central, cascade à Casa Branca.



Stand de piments frais au Mercado Central de Belo Horizonte


Nous partons pour le Mercado Central, marché couvert ouvert tous les jours de long de l’année, où l’on trouve nourriture et artisanat du Minas. Ce marché est bien plus authentique que la feira hippie de la veille. Marchands d’épices, de viandes exotiques, de bonbons, de fleurs tropicaless, de fruits secs et surtout beaucoup de commerçants spécialisés dans les herbes médicinales et comestibles brésiliennes.


Epicerie du Mercado Centrale de BH.


Stand de confiserie du Mercado Central de BH

Dans l’après-midi, Renata termine sa journée de travail et nous emmène à Casa Branca, petit village situé à 26 km de BH où l’on trouve une « cachoeira » (cascade). Mariana sa fille nous accompagne. En effet, étudiante à l’université, aujourd’hui, c’est son premier jour de vacances d’hiver. Pour elle comme pour tous les enfants et étudiants du pays, cela dure un mois.


Stand de gamelles au Mercado Central de BH

Pour aller à Casa Branca, nous filons sur une espèce d’autoroute pleine de trous où les gens roulent là aussi comme des fous. On croirait qu’ils ont tous des urgences vitales phénoménales ! Cela contraste avec leur décontraction et leur nonchalance habituelles, car même Renata roule comme ça !


Stand de viandes exotiques au Mercado central de Bh


A deux pas de BH, nous voilà en pleine campagne. Une campagne aux couleurs et aux odeurs pour nous inhabituelles.


Vue sur BH depuis la terrasse de l'appartement

Nous empruntons des chemins de terre rouge vermillon dans des petites montagnes. Sur le chemin, nous nous arrêtons pour admirer certains points de vue, pour découvrir des fruits qui nous sont inconnus toujours et encore. Les maisons ici,ont toute un manguier dans leur jardin. Même chez Renata qui habite au premier étage d’un immeuble, en ce moment, le manguier d’en bas qui donne sur sa terrasse est complètement en fleurs !



Route de Casa Branca.



Simon, Virginie et renata à la Cachoeira de Casa Branca.

Lorsque nous arrivons à la petite cascade, je me fais piquer aussitôt par une guêpe ! L’endroit étant situé dans un parc national, Renata file chez le gardien et revient avec une bouteille d’une mixture d’alcool et d’arnica en branche et me badigeonne l’épaule. Cela passe finalement assez très vite.


Cascade, "cachoeira" en portugais

Ce petit accident nous fait découvrir une autre merveille : dans le jardin du gardien, Mariana entendait quelqu’un parler et répéter toujours la même chose sans voir personne. Et en levant le regard, elle aperçut dans un arbre, un magnifique perroquet vert.


Simon à Casa Branca

Il disait : Ola Claudia ! Ils nous regardait attentivement et ne semblait absolument pas effrayé par notre présence.



"Ola Claudia !"




Nous descendons jusqu’à la petite cachoeira. Nous nous rafraîchissons les pieds et les narines par les odeurs d’eucalyptus et de poivrier. Nous pieds se tinte de la couleur du sol.


The Band of The Night of BH !

Au retour, sur la cîme des montagnes, nous nous arrêtons pour admirer le coucher du soleil et la naissance de la pleine lune.


Coucher de soleil sur Casa Branca


"Il est gros le soleil t'a vu? Mais la lune ici, elle est grosse comme ça !"
Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /2006 11:34
Belo Horizonte
Feira hippie, Final de football, les collines de BH, quartier de Pampulha




Le parc municipal de BH.


Le programme de cette journée s’annonce très chargé. Que de rendez-vous immanquables en ce dimanche : la feira de Belo Horizonte et la finale de la coupe du monde France/Italie.
Tous les dimanches matin, un grand marché style braderie se tient à Belo Horizonte, à côté du Parc Municipal. On y vend de tout : des tableaux peints par des artistes locaux, des fripes, du linge de maison tissé à la main, des objets de décoration dans des matériaux typiques du Brésil, des vêtements...


Praça da Liberdade

L’organisation de la feira est exemplaire. L’avenue longeant le parc est découpé en plusieurs zones. Aux extrémités, les stands de nourriture « sur le pouce » en provenance de toutes les régions du pays, les peintres se sont alignés le long du parc, et au milieu, le carré de t-shirts, celui du linge… L’artisanat local tient une place importante, avec de nombreux napperons, serviettes de toilettes ou draps brodés à la main. La qualité est excellente pour un prix, pour nous, intéressant, et il n’en faut pas plus pour nous convaincre d’acheter quelques souvenirs ! Dommage que lepoids nous empêche de nous lâcher totalement…




Musée de la Minéralogie près de la Feira Hippie.


Le soleil implacable de midi ne semble pas avoir effrayé les habitants de BH (dire « béhaga » pour les intimes), qui se pressent par centaines à la recherche de la bonne affaire. Après une bonne heure de balade et de bousculade, nous nous arrêtons pour manger un petit sandwich « à la brésilienne » (c’est-à-dire excellent) puis nous descendons vers le parc pour une petite balade. L’endroit est très agréable, et nous ne sommes visiblement pas les seuls à l’apprécier.


Parc Municipal de BH

Il y a pratiquement autant de monde dans le parc qu’à la feira ! Beaucoup de familles, des amoureux font de la barque sur le lac, d’autres se bécotent sous les bananiers publics.




Le Parc Municipal de BH.





Lac de barques dans le parc

L’heure tourne, et il est déjà temps pour nous de filer à notre second rendez-vous dominical : la finaaaaaaale !



Renata nous a donné rendez-vous dans un restaurant français, que nous trouvons après quelques difficultés, et pour cause : le restaurant a changé et il s’agit maintenant d’un resto… italien ! Ironie du sort, mais heureusement, il y a peu de monde. Ce n’est pas un bar.


Virginie et Renata au "bar" italie/france

Le hasard nous réserve parfois de bien mauvaise surprise, et nous voilà donc en train de regarder la finale Italie/France dans un resto où les pâtes et les pizzas ont depuis longtemps supplanté le camembert et le coq au vin. Heureusement, les brésiliens attablés ne semblent pas particulièrement impliqués dans le match. Le seul italien attablé, un vieux monsieur ronchon, bref un italien quoi, quitte l’endroit lorsqu’il voit la petite diz
aine de personnes que nous sommes crier « al-ler –les-bleus » !


Le parc de BH en plein "hiver"

1-0, 1-1, prolongations, nous assistons fièrement à la rencontre, certains que l’écrasante domination des bleus va se concrétiser… jusqu’à l’expulsion de Zidane. Les cris de joie surgissant des rues et des bars alentours nous rappellent que les Brésiliens n’ont pas tout à fait digéré la prestation mémorable de notre Zizou national et leur défaite face à la France. Mais heuresuement, Renata, Mariana, Gabriel et sa copine, tous crient « allez « vasi zizou !»


Le parc municipal et la ville de BH en toile de fond

Nouveaux cris de joie dans la ville lorsque Trézeguet manque son tir au Penalty, et finalement explosion de pétards et feux d’artifice après la victoire de l’Italie.



Virginie, Renata, Gabriel et sa copine, en face Mariana et Simon.

La défaite a un goût amer, mais on est en vacances… tant pis pour le foot ! Pour nous consoler, Renata nous emmène faire un grand tour de Belo Horizonte en voiture. Nous nous dirigeons vers le quartier de Manguebeiras, situé sur la montagne dominant toute la ville.


Simon, Gabriel et sa mère Renata

Le chemin qui mène sur les fraîches hauteurs de la ville est parsemé de maisons absolument sublimissimes, gigantesques, au design des plus inventifs. Au passage, on peut admirer les luxueuses villas de Manguebeiras, quartier huppé de Belo Horizonte. Certaines ressemblent davantage à des immeubles qu’à des maisons, vue leur taille, tandis que d’autres nous font penser à des églises, avec des vitraux à la place des fenêtres et d’immenses plafonds peints à la Michel Ange !
Maisons toutes entourées de fils électriques et de gardiens. Comme partout au Bresil apparemment.



Place du Pape sur les collines de BH.

Nous restons un bon moment à profiter de cette vue exceptionnelle depuis une place spécialement conçu pour la venue du pape dans les années 80. La vue sur Belo Horizonte de nuit est magnifique. Les lumières de la ville se confondent avec l’horizon, et l’on a l’impression que le ciel, avec toutes ses étoiles, est descendu sur terre.


Eglise de Niemeyer à pampulha.

Puis nous redescendons progressivement vers le centre et nous allons dans un resto japonais Ao Quilo lui aussi, incroyable ! Derrière nous, des brésiliens affichant fièrement leur tee-shirts italiens… on les félicite, pensant qu’ils sont italiens, voyant que l’on est français,ils nous répondent du bout des lèvres… Renata les nargue en chantant dans le resto « allez les bleus ! », c’est plus fort qu’elle !




Eglise de Niemeyer.

Renata, dans une forme olympique et toujours aussi soucieuse de nous faire digérer la défaite de la France, décide de nous emmener, à 10h00 du soir, dans le lointain quartier de Pampulha. Les distances sont très relatives au Brésil. 45 min de route, ce n’est rien pour une balade !


Détail de l'église

Ce quartier ultra moderne a été conçu par l’architecte Niemeyer. L’église y est tout aussi originale. Nous nous promenons de nuit le long du lac artificiel de 17km de long et savourons le calme de cette nuit tranquille et fraîche.



Vue de nuit sur BH.
Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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