Belo Horizonte / Minas Gerais

Mercredi 5 juillet 2006 3 05 /07 /2006 23:46

Minas Gerais - Tiradentes

Balade dans Tiradentes et match France/Portugal





 
Mercredi 5, 5h30 du matin : après un réveil un peu difficile dès l’aurore, nous prenons un taxi direction la gare routière de Rio, pour prendre notre bus vers Tiradentes.


Fleurs du Brésil

Le trajet en taxi nous permet de  découvrir une partie de Rio que nous ne connaissions pas, la zone nord et son fameux « Sambodrome » au pied d’une favela. Changement de registre, donc, par rapport aux quartiers que nous avions visité jusque-là. La pauvreté se fait ici plus présente, on voit de nombreuses personnes mendier aux abords de la gare. Dans la gare routière, l’agitation est déjà telle qu’on se croirait aux heures de pointes à Paris à 8h00 du matin ! Les bus scolaires sont déjà bondés et les cariocas en route vers le boulot.

 
Tiradentes dans les montagnes du Minas Gerais

Le voyage en bus confirmera largement l’impression de pauvreté ressentie aux alentours de la Rodovaria. Pour sortir de la ville, nous traversons toute la banlieue nord de Rio, où se succèdent des dizaines de favelas sur plusieurs kilomètres. Pourtant, ces quartiers synonymes pour nous de bidonvilles insalubres laissent apparaître une vie étonnante. Il est maintenant 7h00 du matin, et au milieu de maisons à peine terminées, construites de bric et de broc, on aperçoit un homme assis dans sa maison sans toit ni fenêtres lisant tranquillement son journal au levé du jour, un autre balayant soigneusement sa ruelle, une mère accompagnant ses enfants, cartable sur le dos, à une station de bus. Certaines maisons sont peintes en rose ou vert, comme pour mettre un peu de couleur dans la vie des habitants.


 

Ruelle de Tiradentes.

La suite du voyage nous permet de traverser les douces montagnes de la région du Minas Gerais. Ces paysages, probablement très ordinaires pour un brésilien, sont pour nous surprenants. Les versants les plus secs des monts laissent apparaître une terre rouge vermillon, tandis que les versants humides sont couverts de palmiers, bananiers et autres espèces tropicales luxuriantes.


 

Guide et son cheval dans Tiradentes.

Mais l’intérêt du voyage est aussi ailleurs. L’état des routes et la conduite sportive du chauffeur sont une fois de plus une source d’angoisse et de fous de rire. On nous avait dit que la route entre Rio et Belo Horizonte était assez bonne… on ose à peine imaginer ce que donne une mauvaise route au Brésil quand on voit les bas côtés de la route complètement cassés qui plonge à pic dans les ravins ! Et notre bus qui double camions et voitures !!!


 
Quelques rues de Tiradentes



Mercredi après-midi : nous arrivons finalement à Tiradentes à 13h00 (6h00 plus tard pour effectuer à peine 300km). Trois heures environ avant le début du match France/Portugal, voilà qui nous laisse de quoi faire un petit tour dans le village.

 
Tiradentes

Peu de personnes dans les rues. Il fait environ 26 degrés. Ce qui est reposant pour découvrir cette charmante petite cité coloniale, avec ses maisons basses, ses portes et ses fenêtres savamment peintes, ses églises et ses fontaines baroques, le tout sur un décor de montagnes basses à la terre sienne et de palmiers déplumés par l’hiver. Ici, le temps semble s’être arrêté voilà plusieurs siècles. Les ruelles sont tapissées de vieilles pierres cabossées de toutes les tailles et de toutes les hauteurs vieilles de plusieurs siècles. Les chevaux tirent leurs carrioles colorées cahin-caha.


 
Cheval à cariole dans Tiradentes


 

 


 






Plus on se balade, plus on remarque que tout semble miniaturisé à Tiredentes. Les deux uniques banques ont trouvé logis dans deux toutes petites maisons derrière la place où seuls un petit écriteau indique la fonction du lieu. Les antiquaires et marchands d’art ou d’artisanat ont redoublé d’imagination pour attirer l’œil sur leur devanture coloniale : fleurs en bois, coquillages, tissus et linge de maison aux couleurs aussi chatoyantes que les demeurres.

 
Simon à Tiradentes

Chez Les commerçants, nous discutons de Tiradentes, des spécialités culinaires locales, du tourisme, de notre présence, des choses à vendre… mais le principal sujet de conversation,ce qu’on nous demande chaque fois, l’œil inquiet et fasciné : « vous êtes français ? Ahhhhh ! Zizouuuuu ! Un oiseau ! Il est beau ! Je l’adore !!! ». Cela fait toujours rire les gens de réaliser qu’on est deux pauvres français perdus dans leur bled au fin fond du Minas Gerais, loin de nos compatriotes français pour savourer la peut-être future victoire du Pays ! Et chaque fois, nous sommes de nouveau confrontés aux exploits de Zidane. La moindre babiole acheté et on s’entend dire : « je tiendrais pour la France moi ! ».


Eglise de Tiradentes

Les « mineiros » (les habitants du Minas Gerais), s’ils sont bien plus réservés que les cariocas, possèdent cette incroyable gentillesse presque surréaliste. Malgré les difficultés de vivre évidente pour certains d’entre eux, ils sont toujours souriants et avenants. Malgré tout, et cela va de soi, tout le monde ici sera pour le Portugal. Et on ne nous regarde pas d’un si bon œil partout…


Détail d'une église

 

 A 16h00, nous nous installons sous un des parasols du seul et unique café de la placette possédant une télévision. Les joueurs entrent en scène. Nous prenons la table la plus proche du 36 cm. Une seule famille brésilienne avec ses enfants jouxte la nôtre et attend avec impatience la victoire des portugais.

La terrasse se remplie dés la fin du boulot des habitants de Tiradentes et tout le  monde se rejoint pour la fameuse cerveja du soir. Tout le monde cri « vai Portugaouuu vai !!! ». Et nous, on ne se gêne pas pour applaudir Zizou ! Ce qui fait rire les gens bien sûr… sauf un petit gamin d’une douzaine d’année. On ne comprend pas ce qu’il nous dit mais sa grande sœur, pétée de rire, lui met la main devant la bouche.


Cocotier dans un jardin.

17h00 : la nuit tombe à la vitesse de la lumière et un froid parfaitement glacial avec. Simon retourne vite fait à notre pousada (nom donné aux pensions familiale du Brésil) juste derrière la place et revient avec nos chaussettes et polaires. Mais ce n’est pas suffisant. Malheureusement, nous n’avons rien d’autre. La température tombe en dessous de 10 degrés et nous surprend.
 


Détails de fenêtre de l'architecture coloniale de Tiradentes



On comprend enfin pourquoi il y a autant de magasins de ponchos péruviens, de gants et de cache-nez ! Ici, tout le monde se couvre de parka d’hiver, alors que ce matin, au soleil, les gens étaient en tongs. Les serveurs du café sortent les poêles à charbons… depuis les restos voisins, une odeur de feu de bois nous chatouillent les narines. Les intérieurs ressemblant plus à des chalets qu’à des maisons coloniales, nous voilà définitivement plongés au cœur des montagnes du Minas Gerais.


 
Après-midi à Tiradentes


             France/Portugal se déroule dans l’amertume et la désolation pour la terrasse d’une quinzaine de brésiliens qu’ils sont. Après le but des français, c’est l’excitation la plus absolue. On ne comprend pas tout ce qu’ils disent, mais on pense que les joueurs portugais se font ruer dans les brancards histoire de remuer un peu le jeu.


Futur champion de futebol !

Le match se termine dans la même platitude que la dernière fois. Une fois fini, on passe direct à la pub et tout le monde rentre chez soi, dégoûté, écoeuré.


 
Virginie à Tiradentes.

Nous fêtons notre victoire tous les deux, seuls et uniques clients du resto voisin où l’on nous sert une nourriture mineira absolument divine et réchauffante. On trinque à la santé de « Zizou » et de tous les français qui sont certainement, au même moment, en train de descendre des litres de bière en chantant !

 

Une fois dans la chambre : 14 degrés !!!! Ilnous faut plusieurs couches de vêtements, notre sac de couchage, lacouette et la couverture pour cesser de greloter.

Mais dans cette immense lit, sous le plafond de frisette en bois rouge local, la nuit fût excellente.


Tiradentes


Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Jeudi 6 juillet 2006 4 06 /07 /2006 23:46

Tiradentes
Visite de Tiradentes

 

Le lendemain matin, nous sommes réveillés par des chants d’oiseaux absolument inconnus. Beaux mais étranges à la fois. L’un d’eux doit certainement être énorme, car sa puissance nous réveillera aussi les autres matins exactement à la même heure !


 


 


 


 


 








 


 

Les chalets exterieurs de la pousada "Tiradentes" ou nous logeons.

Petit déjeuner dans la salle à manger commune. Nous sommes juste deux couples actuellement dans la pousada. Tout ce buffet pour nous, de gâteaux qui sortent du four ! La fille de la cuisine nous donne sa recette personnelle et nous en promet un autre pour le lendemain. Au moment où sortons le peintre arrive et c’est reparti… « zizou, zidane, zizou… ! Tà bom !!! ».


 
Vue panoramique sur Tiradentes

Sous un soleil radieux, nous visitons Tiradentes de fond en comble. On aura fait, je pense, absolument toutes les rues du village et discuté avec tous les commerçants d’ici, et même certains habitants.


 

Marcella et Maria, habitantes de Tiradentes

C’est ainsi que Maria et Marcella nous conseillent un itinéraire que nous comprenons à peine tant elles parlent vite, elles nous racontent des choses sur les fruits des arbres du jardin d’en face dont nous ne saisissons ni le nom, ni l’utilisation. Elles nous parlent aussi sur les habitants des maisons voisines dont une parle le français, des activités de leurs famille dans la restauration locale. Moment inoubliable !






Igreja Matriz de Santo Antonio à Tiradentes.


Intérieur de l'Eglise


Dans un autre magasin, la jeune vendeuse saisit immédiatement que nous sommes français. La vente ne l’intéresse plus. Elle nous rejoue alors les meilleurs moments du match du samedi plus ceux de la veille ! Elle est passionnée, un spectacle à elle seule ! Son magasin se transforme en stade de foot, où elle joue à la fois Zidane, les portugais et les supporters.


Architecture de Tiradentes


Sa tante arrive, elle se calme un peu le temps que nous discutions principalement de sa nièce qui étudie l’œnologie à Reims. Puis dés que la tante part, la vendeuse,les yeux brillants, nous expose pour la centième fois les exploits de Zidane, commentaires persos à l’appui ! « Les français ont vraiment bien joué, mieux que les brésiliens, et quand on voit Zidane, il est merveilleux, il vole sur le terrain ! ».

 









Lombo com cebolas, moda de casa du Restaurant Padre Soledo.


Le midi, nous nous attablons au restaurant Padre Soledo, coseillé par nos deux guides (bouquins) et prenons sa spécialité : le porc aux oignons, que les habitants de Tiradentes viennent tous déguster. Une merveille servie sur des plats en fonte. Puis le dessert typiquement mineirois : du fromage avec de la confiture de citron vert ou de goyave, et des figues confites.


 

Petit resto dans Tiradentes.

Le soir, nous passons quelques heures au « cyber café » de Tiradentes où nous trouvons enfin un Système XP. Mais le bas débit ne nous permet pas de télécharger les photos sur le blog à moins de 8 min chacune. On a oublié ce que c’était… ça vous énerve ! Quand je pense que quelque fois on trouve que c’est lent chez nous…on est fou, je vous le dis, on est F.O.U !!!


 
16h00, sortie des classes a Tiradentes.


Après quelques cafés, coca, sprite, et quelques cartes postales rédigées aussi, nous avons téléchargé quelques malheureuses photos sur le blog dont la couleur fonce systématiquement en plus puis nous nous résignons : tant que nous ne trouverons pas de haut débit, on ne postera que deux ou trois photos par jours. De plus, Internet Explorer, seul navigateur en place dans leurs ordinateurs ne permet pas de gérer la mise en page sur le blog. Et installer un navigateur de plus dans les ordinateurs, apparemment, ça les ferait beuguer. Quelle galère !


 



 

 

Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Vendredi 7 juillet 2006 5 07 /07 /2006 23:59

Tiradentes / Belo Horizonte

Tiradentes et arrivée à Belo Horizonte

Tiradentes, matin d'hiver 2006.

Le lendemain matin, l’oiseau invisible mais gros ( !) nous met hors du lit. La buée sort toujours de nos bouches tant qu’il fait froid.


 
Tiradentes dans la brume matinale de ce plein hiver

Aujourd’hui,une brume épaisse a envahi Tiradentes et lui donne, ici aussi, une allure fantomatique. Le clocher de l’église semble surgir de nulle part, seul le trot des chevaux nous avertit de leur approche. Les habitants ouvrent les volets et les magasins osent à peine sortir leur marchandise multicolore.


 
Tiradentes

Nous nous décidons pour prendre un cheval à carriole avec son guide. Finalement,comme nous avions déjà bien arpenté les rues de Tiradentes la veille, cette balade donne un sentiment irréelle à l’endroit. Nous repassons dans tous les lieux historiquement important de la ville, et Geraldo, le guide, nous explique tout en détails.


Tiradentes dans le Minas Gerais

Rodrigo le cheval, son compagnon de travail depuis 10 ans, son « frère » comme il dit tendrement, connaît les chemins par cœur et nous tire, tant bien que mal, dans les ruelles montantes du village. Le petit chien de Geraldo, Sadao, frétille autour de nous, et à chaque visite, il nous attend patiemment à la sortie.


 

Le guide Geraldo e son cheval Rodrigo.

En fin de matinée,le soleil se lève, et comme pour la tombée de la nuit, nous passons à 15 degrés de plus en quelques minutes à peine.


 

Marchand de tissus d'ameublement a Tiradentes.

Une dernière balade avant de quitter Tiradentes à contre cœur.

Puis nous prenons lebus qui nous mène à Sao Joao del Rei, puis de là, un autre bus nous emmène à Belo Horizonte. Bus comble pour 3h20 de route.


Tiradentes

Lorsque nous arrivons à la rodovarià de Belo Horizonte, Celina, la fille de notre copine Sirlei, nous attend. C’est la première fois que nous nous rencontrons et nous sommes réellement très contents de faire connaissance. Celina n’a pas vu sa mère depuis 1 an et demi, et nous embrasser, c’est comme la rapprocher un peu de sa mère !

Il fait nuit, nous sommes chargés. Nous prenons un taxi jusque chez Renata, une super copine de Sirlei qui va nous héberger pour notre séjour à Belo Horizonte. Nous voilà plongés dans les embouteillages des heures de pointes de la capitale du Minas Gerais. Presque une heure pour traverser la ville !


 

Tiradentes.

Nous arrivons dans le grand appartement de Renata et de ses enfants Mariana et Gabriel (à prononcer Gabriéou), ainsi que du chien « Poly ». Nous faisons doucement connaissance en prenant la collation du soir tous ensemble, ce qui est bien agréable. On nous fait visiter toutes les pièces, le frigo, la salle de bain…on nous met à notre aise. Ils sont tous adorables, chaleureux, comme si on était de la famille pas vue depuis longtemps !


Tiradentes.

On leur offre tous les petits cadeaux « français » rapporter pour l’occasion. Les biscuits au beurre salé et le pot de moutarde de Dijon (attention avec des graines pas l’autre !!) font leur effet.

 
Goûter des maternelles à Tiradentes.

Nous finissons la soirée sur l’immense terrasse qui surplombe une partie de la ville et les collines du sud de BH.

Dames de Tiradentes.


 

 

 

 

Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Samedi 8 juillet 2006 6 08 /07 /2006 00:29
Belo Horizonte
Praça Savassi et praça da Liberdade




Belo Horizonte.

Après une nuit un peu plus chaude qu’à Tiradentes (et donc meilleure !), nous partons à la découverte de Belo Horizonte. Notre première mission de la journée : trouver un internet café pour consulter nos mails et mettre à jour le blog, avec l’espoir que dans une ville de plus de 2 millions d’habitants, il y aie un endroit équipé de Windows XP et du haut débit.


Praça da Liberdade

Un plan de la ville en poche où Renata et Mariana nous ont tout indiqué, nous nous dirigeons vers le webcafé le plus lent de l’univers avec des ordinateurs préhistoriques et pourtant noté dans le guide mais nous en profitons pour visiter la Praça Savassi.


Belo Horizonte

Cette place concentre un nombre important de bars et restos à la mode, et aussi de magasins de téléphones portables très chics. Une exposition « itinérante » nous permet d’admirer le travail d’artistes locaux sur le thème des vaches. Mêmeles enfants du quartier se mettent à la peinture. Et oui, l’expo de Paris sur les vaches de Chicago a dû donner des idées à la municipalité, car ici des bovins multicolores ont été également éparpillés dans toute la ville !




Boulevard de la Praça Savassi.

Nos petits soucis logistiques se poursuivent malheureusement avec la désormais traditionnelle galère du retrait d’argent. Nous essayons trois banques avant d’en trouver une qui accepte la carte Visa et qui aie encore de l’argent.
Un peu las de cette matinée, nous décidons de marquer une petite pause culinaire histoire de nous refaire une santé.


Praça da Liberdade


Au menu chez « Dona Lucinha », un buffet à volonté de spécialités du Minas, toutes plus appétissantes les unes que les autres. Nous retrouvons le « tutu » goûté à Tiradentes, mais également nombre de viandes grillées nommées « Churascaria », ou en sauce du genre Bœuf Bourguignon, des plats de haricots, du manioc sous toutes les formes possibles et imaginables, des fruits exotiques… un délice !






Praça Savassi.



Building publicitaire au coeur de BH.

Après un tel festin, nous décidons de faire une petite marche digestive vers la Praça da Liberdade. La ville n’est pas réputée pour son intérêt touristique. Pourtant, nous découvrons une charmante petite place arborée, entourée de palais et maisons tous plus mignons les un que les autres. Un splendide immeuble au design futuriste, œuvre de Niemeyer, vient compléter le tableau. Nous restons un bon moment dans le jardin qui trône au centre de la place, à regarder les familles venues se détendre dans ce havre de paix.



Jardin Praça da Liberdade.

Nous rentrons finalement à pied jusque chez Renata, et le chemin du retour se révèle tout aussi agréable. Belo Horizonte est une ville très moderne et surpeuplée, mais pourtant agréable à vivre. Les rues sont propres, il y a beaucoup de verdure, les immeubles sont entretenus, et on ne ressent pas ce sentiment de délabrement que nous avions à Rio.



Parc de Belo Horizonte

De retour à la maison, nous nous posons un peu avant de ressortir chez Celina, qui nous a tous invité chez elle pour un petit dîner brésilien. Son quartier se trouve à l’extrême opposé du nôtre, et le trajet d’une heure et demi en bus nous permet de réaliser que Belo Horizonte est une agglomération gigantesque.


Parc de Praça da Liberdade

La petite caïpirinha à la fraise et le repas plein d’imagination préparé avec amour par Celina nous permettent de passer une soirée des plus agréable, où nous commençons à sentir nos progrès en portugais.



Simon, Gabriel et Renata chez Celina.


Demain, une dure journée nous attend avec la finale de la coupe du monde, alors au lit !


Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /2006 11:34
Belo Horizonte
Feira hippie, Final de football, les collines de BH, quartier de Pampulha




Le parc municipal de BH.


Le programme de cette journée s’annonce très chargé. Que de rendez-vous immanquables en ce dimanche : la feira de Belo Horizonte et la finale de la coupe du monde France/Italie.
Tous les dimanches matin, un grand marché style braderie se tient à Belo Horizonte, à côté du Parc Municipal. On y vend de tout : des tableaux peints par des artistes locaux, des fripes, du linge de maison tissé à la main, des objets de décoration dans des matériaux typiques du Brésil, des vêtements...


Praça da Liberdade

L’organisation de la feira est exemplaire. L’avenue longeant le parc est découpé en plusieurs zones. Aux extrémités, les stands de nourriture « sur le pouce » en provenance de toutes les régions du pays, les peintres se sont alignés le long du parc, et au milieu, le carré de t-shirts, celui du linge… L’artisanat local tient une place importante, avec de nombreux napperons, serviettes de toilettes ou draps brodés à la main. La qualité est excellente pour un prix, pour nous, intéressant, et il n’en faut pas plus pour nous convaincre d’acheter quelques souvenirs ! Dommage que lepoids nous empêche de nous lâcher totalement…




Musée de la Minéralogie près de la Feira Hippie.


Le soleil implacable de midi ne semble pas avoir effrayé les habitants de BH (dire « béhaga » pour les intimes), qui se pressent par centaines à la recherche de la bonne affaire. Après une bonne heure de balade et de bousculade, nous nous arrêtons pour manger un petit sandwich « à la brésilienne » (c’est-à-dire excellent) puis nous descendons vers le parc pour une petite balade. L’endroit est très agréable, et nous ne sommes visiblement pas les seuls à l’apprécier.


Parc Municipal de BH

Il y a pratiquement autant de monde dans le parc qu’à la feira ! Beaucoup de familles, des amoureux font de la barque sur le lac, d’autres se bécotent sous les bananiers publics.




Le Parc Municipal de BH.





Lac de barques dans le parc

L’heure tourne, et il est déjà temps pour nous de filer à notre second rendez-vous dominical : la finaaaaaaale !



Renata nous a donné rendez-vous dans un restaurant français, que nous trouvons après quelques difficultés, et pour cause : le restaurant a changé et il s’agit maintenant d’un resto… italien ! Ironie du sort, mais heureusement, il y a peu de monde. Ce n’est pas un bar.


Virginie et Renata au "bar" italie/france

Le hasard nous réserve parfois de bien mauvaise surprise, et nous voilà donc en train de regarder la finale Italie/France dans un resto où les pâtes et les pizzas ont depuis longtemps supplanté le camembert et le coq au vin. Heureusement, les brésiliens attablés ne semblent pas particulièrement impliqués dans le match. Le seul italien attablé, un vieux monsieur ronchon, bref un italien quoi, quitte l’endroit lorsqu’il voit la petite diz
aine de personnes que nous sommes crier « al-ler –les-bleus » !


Le parc de BH en plein "hiver"

1-0, 1-1, prolongations, nous assistons fièrement à la rencontre, certains que l’écrasante domination des bleus va se concrétiser… jusqu’à l’expulsion de Zidane. Les cris de joie surgissant des rues et des bars alentours nous rappellent que les Brésiliens n’ont pas tout à fait digéré la prestation mémorable de notre Zizou national et leur défaite face à la France. Mais heuresuement, Renata, Mariana, Gabriel et sa copine, tous crient « allez « vasi zizou !»


Le parc municipal et la ville de BH en toile de fond

Nouveaux cris de joie dans la ville lorsque Trézeguet manque son tir au Penalty, et finalement explosion de pétards et feux d’artifice après la victoire de l’Italie.



Virginie, Renata, Gabriel et sa copine, en face Mariana et Simon.

La défaite a un goût amer, mais on est en vacances… tant pis pour le foot ! Pour nous consoler, Renata nous emmène faire un grand tour de Belo Horizonte en voiture. Nous nous dirigeons vers le quartier de Manguebeiras, situé sur la montagne dominant toute la ville.


Simon, Gabriel et sa mère Renata

Le chemin qui mène sur les fraîches hauteurs de la ville est parsemé de maisons absolument sublimissimes, gigantesques, au design des plus inventifs. Au passage, on peut admirer les luxueuses villas de Manguebeiras, quartier huppé de Belo Horizonte. Certaines ressemblent davantage à des immeubles qu’à des maisons, vue leur taille, tandis que d’autres nous font penser à des églises, avec des vitraux à la place des fenêtres et d’immenses plafonds peints à la Michel Ange !
Maisons toutes entourées de fils électriques et de gardiens. Comme partout au Bresil apparemment.



Place du Pape sur les collines de BH.

Nous restons un bon moment à profiter de cette vue exceptionnelle depuis une place spécialement conçu pour la venue du pape dans les années 80. La vue sur Belo Horizonte de nuit est magnifique. Les lumières de la ville se confondent avec l’horizon, et l’on a l’impression que le ciel, avec toutes ses étoiles, est descendu sur terre.


Eglise de Niemeyer à pampulha.

Puis nous redescendons progressivement vers le centre et nous allons dans un resto japonais Ao Quilo lui aussi, incroyable ! Derrière nous, des brésiliens affichant fièrement leur tee-shirts italiens… on les félicite, pensant qu’ils sont italiens, voyant que l’on est français,ils nous répondent du bout des lèvres… Renata les nargue en chantant dans le resto « allez les bleus ! », c’est plus fort qu’elle !




Eglise de Niemeyer.

Renata, dans une forme olympique et toujours aussi soucieuse de nous faire digérer la défaite de la France, décide de nous emmener, à 10h00 du soir, dans le lointain quartier de Pampulha. Les distances sont très relatives au Brésil. 45 min de route, ce n’est rien pour une balade !


Détail de l'église

Ce quartier ultra moderne a été conçu par l’architecte Niemeyer. L’église y est tout aussi originale. Nous nous promenons de nuit le long du lac artificiel de 17km de long et savourons le calme de cette nuit tranquille et fraîche.



Vue de nuit sur BH.
Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Lundi 10 juillet 2006 1 10 /07 /2006 11:54
Belo Horizonte
Mercado central, cascade à Casa Branca.



Stand de piments frais au Mercado Central de Belo Horizonte


Nous partons pour le Mercado Central, marché couvert ouvert tous les jours de long de l’année, où l’on trouve nourriture et artisanat du Minas. Ce marché est bien plus authentique que la feira hippie de la veille. Marchands d’épices, de viandes exotiques, de bonbons, de fleurs tropicaless, de fruits secs et surtout beaucoup de commerçants spécialisés dans les herbes médicinales et comestibles brésiliennes.


Epicerie du Mercado Centrale de BH.


Stand de confiserie du Mercado Central de BH

Dans l’après-midi, Renata termine sa journée de travail et nous emmène à Casa Branca, petit village situé à 26 km de BH où l’on trouve une « cachoeira » (cascade). Mariana sa fille nous accompagne. En effet, étudiante à l’université, aujourd’hui, c’est son premier jour de vacances d’hiver. Pour elle comme pour tous les enfants et étudiants du pays, cela dure un mois.


Stand de gamelles au Mercado Central de BH

Pour aller à Casa Branca, nous filons sur une espèce d’autoroute pleine de trous où les gens roulent là aussi comme des fous. On croirait qu’ils ont tous des urgences vitales phénoménales ! Cela contraste avec leur décontraction et leur nonchalance habituelles, car même Renata roule comme ça !


Stand de viandes exotiques au Mercado central de Bh


A deux pas de BH, nous voilà en pleine campagne. Une campagne aux couleurs et aux odeurs pour nous inhabituelles.


Vue sur BH depuis la terrasse de l'appartement

Nous empruntons des chemins de terre rouge vermillon dans des petites montagnes. Sur le chemin, nous nous arrêtons pour admirer certains points de vue, pour découvrir des fruits qui nous sont inconnus toujours et encore. Les maisons ici,ont toute un manguier dans leur jardin. Même chez Renata qui habite au premier étage d’un immeuble, en ce moment, le manguier d’en bas qui donne sur sa terrasse est complètement en fleurs !



Route de Casa Branca.



Simon, Virginie et renata à la Cachoeira de Casa Branca.

Lorsque nous arrivons à la petite cascade, je me fais piquer aussitôt par une guêpe ! L’endroit étant situé dans un parc national, Renata file chez le gardien et revient avec une bouteille d’une mixture d’alcool et d’arnica en branche et me badigeonne l’épaule. Cela passe finalement assez très vite.


Cascade, "cachoeira" en portugais

Ce petit accident nous fait découvrir une autre merveille : dans le jardin du gardien, Mariana entendait quelqu’un parler et répéter toujours la même chose sans voir personne. Et en levant le regard, elle aperçut dans un arbre, un magnifique perroquet vert.


Simon à Casa Branca

Il disait : Ola Claudia ! Ils nous regardait attentivement et ne semblait absolument pas effrayé par notre présence.



"Ola Claudia !"




Nous descendons jusqu’à la petite cachoeira. Nous nous rafraîchissons les pieds et les narines par les odeurs d’eucalyptus et de poivrier. Nous pieds se tinte de la couleur du sol.


The Band of The Night of BH !

Au retour, sur la cîme des montagnes, nous nous arrêtons pour admirer le coucher du soleil et la naissance de la pleine lune.


Coucher de soleil sur Casa Branca


"Il est gros le soleil t'a vu? Mais la lune ici, elle est grosse comme ça !"
Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /2006 18:42
Ouro Preto
Visite historique guidée




Au coeur des montagnes du Minas gerais, Ouro Preto.




Dés l’aube, nous prenons un bus direction Ouro Preto, ancienne capitale de l’or « noir » au Brésil située à 2h00 de BH. Cette ville coloniale est entièrement classée patrimoine de l'humanité par l'UNESCO.


Ouro Preto. Balcons en fer forgé typique de cette architecture.

Au XVIIème siècle, on y découvrit d’importantes mines de pierres précieuses et semi-précieuses et également des gisements d’or. La ville se développa alors considérablement et son nombre d’habitants, aujourd’hui de 66 000, atteignit alors les 110 000, alors que Rio n’en comptait que 20 000 et New York 50 000.



Ouro Preto, centre ville.


Une petite sieste ne fait pas de mal...


Des églises baroques et rococo, couvertes de tonnes d’or et de pierres parsèment la ville. Elles étaient destinées aussi bien aux riches de l’époque qu’aux esclaves noirs qui conçurent, pour eux-mêmes, avec les moyens qui leur été alloués, des représentations bibliques avec des saints noirs.

Rue du centre ville.


En arrivant à la petite rodovaria qui surplombe Ouro Preto, nous nous dirigeons directement vers le point d’informations. Là, un jeune type téléphone pour nous dans tous les hôtels et pousadas que nous avions cochés dans nos guides… tout est plein, incroyable ! Il nous en trouve une encore moins cher, dans le centre et pas mal du tout. Alguenaldo est également guide touristique. Nous louons ses services pour l’après midi.



Architecture coloniale de Ouro Preto



4h00 de visite d’églises chargées en histoires et de ruelles aux pentes rudes, sous le soleil assez froid de Ouro Preto… nous voilà partis pour une autre époque de l’Histoire. Notre guide se révèle passionnant. Il prend la peine de parler lentement pour que nous puissions comprendre et nous explique les mots qu’on ne comprend pas. Il nous laisse le temps d’errer dans l’ambiance coloniale de la ville, de faire quelques centaines de photos dans la lumière blanche hibernale. Depuis qu’il est avec nous, on cesse de nous accoster toutes les deux secondes pour entrer dans un magasin de pierres précieuses ou pour nous vendre les mérites d’un resto ou d’une pousada. Le tourisme ici se fait pesant.



Rue de palmiers dans Ouro Preto

Les maisons sont bordées de liserés colorés, les balcons de fer forgé et les toits de tuile rouge usée par le temps glissent à flanc de collines. Les pavés réguliers mais vieux de plusieurs siècles permettent aux voitures de s’agripper dans les pentes raides. Les peintres parsèment les placettes des églises.



Mineroises


Quartier des villas des riches colons portugais de l'époque coloniale


Stands d'artisanat d'objets sculptés dans la pierre à savon.


Graveur sur pierre à savon


Devant l’une des plus belles, l’Igreja San Francisco de Assise, des stands d’artisans sculptent la pierre à savon, une pierre locale très tendre. De cette pierre à savon sont issues les chapelles des églises, certaines sculptures.



Pierre à savon, une pierre tendre typique de la région du Minas Gerais




Peintre de rue.


Ouro preto, cité de l'or perdue dans les montagnes du Minas Gerais.


Nous finissons l’après-midi érintés.
Nous nous reposons avant de commencer la soirée par une balade dans les ruelles éclairées, pour finir dans un resto aux spécialités mineiroises savoureuses : cachaça, d’un alembique locale, délicieuse mais tuante, soupes divines,fromage à lacompote de goyave, on ne s’en lasse pas.
Un jeune brésilien a joliment poussé la chansonnette durant tout le repas. De quoi clôturer cette journée avec brio.



Eglise de Ouro Preto


Pierres précieuses Topaze Impériale. Ouro Preto.


Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /2006 18:59
Ouro Preto
Visite de la mine d'or et de pierres precieuses


Place principale de Ouro Preto.



Chercheur d'or.

Le lendemain matin,nous filons visiter une ancienne mine d'or. Les rails et petit train d'origine ainsi que les outis y sont présentés et expliqués.
La descente n'est pas sans nous impressionner. Si le mécanisme est aujourd'hui sécurisé, on n'ose pas imaginer ce que cela devait être à l'époque !
L'un des guides de lamine nous emmène à plus de 300 mètres de profondeurs.La terre humide rouge sienne crépite sous nos yeux. Certaines parties sont soutenues par du quartz, et d'autres minéraux dont nous avons oublié le nom.



Visite guidée dans une mine d'or et de pierres précieuses.
A 200 m sous terre, les parois brillent de mille feux.




Moteur du petit train descendant dans la mine. Fonctionne toujours.

Tout au fond, un lac à l'eau parfaitement cristalline à tel point que nous allions tous dessus comme pour y marcher ! Dans ce lac, on envoyait jadis les enfants entrer par des orifices trop petits pour l'adulte. Ils en rapportaient des pierres précieuses.


Simon devant le lac qui s'étend plusieurs mètres sous terre au fond de la mine.


Les esclaves des mines du Minas Gerais étaient choisi pour leur petite taille, car les mines ici sont étroites, contrairement à celle de Salvador de Bahia. Ce qui explique qu'autant de gens que nous avons croisés dans les rues de BH (et y compris nos amies Sirlei, Renata), soient si petits ! Leurs origines expliquent cela.



Ruines dans les profondeurs du lac translucide de la mine.


Nous revenons en fin d?après-midi à BH. Nous filons faire des courses au supermarché car ce soir nous faisons un dîner français. Il est toujours étonnant d'aller dans ce genre d'endroit.C'est là qu'on se rend compte des véritables habitudes culinaires. Nous avons été surpris par les immenses rayons de fromages (y compris français et italien) et de yaourts.


"Bon  y arrive le bus ?"

La soirée se déroule joyeusement avec une bouteille de Champagne trouvé chez Casa Verde (l'équivalent de Nicolas en France) pour l'occasion.


Ouro Preto.

On part déjà demain soir pour Rio de Janeiro. C'était trop court. Il y a beaucoup de choses à faire dans la région, beaucoup de villes coloniales, de promenades en montagnes et en forêt tropicale. Beaucoup de cours de capoiera où nous avons pas eu le temps d'aller, mais demain, Mariana nous y emmène c'est promis.


Simon, Celina, Renata, Gabriel et sa copine, Mariana.

Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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Jeudi 13 juillet 2006 4 13 /07 /2006 19:20

Belo Horizonte
Capoeira chez "Grupo Ginga"




Groupe de capoeira "Ginga", à Belo Horizonte.





Jeudi. Journée logistique puis capoeira en perspective. Mariana nous emmène en centre ville, là où toutes les banques du Brésil se côtoient pour que nous puissions effectuer tous nos dépôts d’argent confirmant la plupart des auberges de jeunesse et pousadas oùnous nous rendons dans les prochaines semaines. Vue la vitesse à laquelle tout est complet, nous ne regrettons pas de se libérer de cette tâche.
Depuis la France, pour un virement, la banque nous demandait presque 15 euros.ici, c’est gratuit, c’est simple comme bonjour. Le soucis étant d’aller dans la banque correspondant au destinataire en question.





Puisnous achetons une carte de téléphone et Mariana confirme plusieurs réservations en Amazonie qui ne voulaient pas de virement mais juste un appel téléphonique. En Amazonie, aucune d’entre elle n’a le net, et si elle l’a, l’adresse mail ne fonctionne jamais.Les communications sont mauvaises, Mariana galère un peu pour comprendre et se faire comprendre. Certaines confirmations faites avaient déjà été oubliées !



Après cette matinée de dure labeure, nousfouinons dans une jolie librairie,puis mariana nous choisit un bon resto de viandes grillées.

L’après-midi se déroule dans le rangement de nos sacs et préparatifs pour l’Amazonie.






A 19h00, nous partons pour le cours de capoeira du Grupo Ginga, de Mestre Agostinho, qui est en ce moment en déplacement.
L’élève qui le remplace est formidable. Nous sommes très peu d’élèves, mais une hollandaise et un italien actuellement au Brésil font le cours avec nous. « Rasta », le prof-élève, prend la peine d’expliquer les mouvements en anglais également.
Après 1 an et demi d’arrêt complet de lapratique de la capoeira, notre grand retour s’effectue sous les meilleurs hospices. La remémoration desnoms desmouvememnts et des mouvements en eux-mêmes n’est pas facile. On s’essoufle à la vitesse de la lumière. Mais l’énergie et l’envie ne nous ont pas quitté.




Mariana faisait partie de ce groupe lorsqu’elle petite, mais elle n’a pas osé reprendre. Elle a préféré jouer au reporter pour notre blog !
Renata vient ramasser les morceaux exténués que nous sommes et en route pour la maison, pour un dernier repas ensemble et dernier levée de lune sur la terrasse, la larme au coin de l’oeil. Ils nous remettent de petits présents en guise d’amitié :des tee-shirts du Minas Gerais et une petite statuette du fameux San Francisco de Assise pour qu’il nous protége durant notre voyage. Nous n’avons pas l’habitude d’offrir des Saints en France. Ce geste,aussi chaleureux et sincère soit-il, surprend. Mais ici au Brésil, c’est une coutume. TOUS les magasins de souvenirs ou d’artisanat vendent des saints, des designers en créent, les stylistes en inventent sur les vêtements ou les bijoux. Nous longeons donc notre Saint bien callé au milieu de notre sac à dos qui se chargent de plus en plus de cadeaux.




23h45 : nous quittons Belo Horizonte en bus-couchette, formidablement bien équipé et confortable. Les larges fauteuilles s’allongent presque de tout leur long, et leur largeurne permet pas plus de 3 fauteuils par rangée au lieu de 4.



A peine le bus démarré, extinction des feux. On ne se réveillera qu'au petit matin, à notre entrée en gare de Rio, en ayant perdu l'adresse de notre pousada... et tous les webcafés fermés à cette heure matinale, et le point d'infos qui ne connaît pas la pousada...



Groupe "Ginga" de Belo Horizonte.




Par Virginie et Simon - Publié dans : Belo Horizonte / Minas Gerais
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