Belém / Marajo

Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /2006 19:27

Bélem

Praça da Republica - Musee et Jardin Emilio Goeldi


Un affluent de l'Amazone

Le mardi 25 juillet 2006, nous décollons de Santarêm pour Belém. Nous attendons avec impatience de cette ville chargée en histoire. L’atterrissage s’effectue malheureusement dans la nuit et nous n’en verrons rien avant le lendemain matin. Cependant, nous survolons de nouveau l'Amazone et ses affluents...  tout ces paysages nous laissent sans voix.


Centre de Belem. Vue de la Praça da Republica.

Ouf, l’hôtel de Belem est très correct, surtout, ce qui nous importe c’est que ce soit propre, et ici l’électricité comme la plomberie se semblent pas avoir fait subit de « bombardements » de guerre comme à Santarêm, Manaus, ou encore Ouro Preto dans le Minas Gerais.

 


Le mardi matin, comme chaque semaine lors de notre arrivée dans un nouveau lieu, matinée logistique : laverie de l’hôtel, agence de tourisme pour excursions, plan de la ville, retrait d’argent… Nous sommes dans le Centre Historique de Belém.

 


Virginie à Bélem.

Tout s’effectue simplement ici. Nous trouvons rapidement notre excursion pour le lendemain : l’ile des perroquets, et celle du week-end : l’ile de Marajo, cette fameuse île en face de Belém, grande comme la Suisse, dont la particularité est l’élevage de buffles et les ibis rouges.

 

Kiosque Praça da Republica

La vie bouillonne agréablement. Beaucoup plus de gens aisés parcourent les rues de Belém, mais aussi beaucoup plus de gens miséreux, d’une pauvreté qui se voit à outrance. Et donc beaucoup de petits boulots de rues, de « camelots », comme disent les Belémois, en Français.


Praça da republica.


Non loin de notre hôtel, c’est la rue des petits coordonniers, des cireurs de chaussures, dans une autre rue, des vendeurs de bijoux confectionnés avec les graines de la forêt, les charrettes de fruits tropicaux ici comme ailleurs sillonnent les rues , les petits kiosques de bouffes entourés de chaises en plastiques qui font le bonheur des travailleurs du quartier… il y a ici une ambiance populaire extrêmement vivante et agréable.

 

Aigrette Praça da Republica.


Bien sûr, nous sommes en vacances, sans restrictions d’horaires, alors nous joignons l’utile à l’agréable. Nous nous arrêtons sans arrêts, nous faisons 3 fois le tour de la place de la Republica tant elle est jolie et surtout ombragé, avec, en son cœur, le magnifique Théâtre opéra de la ville. Nous en profitons pour demander la programmation : manque de bol, les concerts reprennent le lendemain de notre départ !



Tant pis, il y a dans cette ville des bars de concerts de musique brésilienne et nous avons bien l’intention de nous y rendre. Une aigrette qui semble véritablement en liberté se balade parmi nous. Cela doit être d’une grande banalité car on le photographie un peu à la japonaise, comme deux gamins jamais sortis de leur trous. Les gens nous regardent un peu interpelés, mais l'aigrette ne semble pas un seul instant les intriguer. Le soleil monte et monte de plus en plus, l’humidité avec. On rêve,ou c’est encore pire qu’à Manaus ici ? A midi, nous sommes déjà trempés et devons rentrer nous doucher.


Opera de Belem


Avant de partir pour le jardin tropical et écologique de la ville, nous nous « nourrissons » dans un petit resto non loin de l’hôtel recommandé par l’un de nos guides. Nous vous en donnons le nom « Inter Restaurant » et nous vous recommandons vivement de ne pas vous y rendre. Nous vous raconterons plus tard pourquoi.



Rue de Bélem.



En rentrant dans ce resto, il fait la même température qu’à l’extérieur : 40°. C’est un self-service ao kilo, mais les plats sont sous vitres fermées et donc normalement fraîche. Je remarque bien que quelques unes ne le sont plus peut-être depuis un moment, surtout celle aux crudités et légumes cuits dont nous nous nourrissons tous les midi avec du riz et un peu de viande ou de poisson tant il fait trop chaud pour manger autre chose.

 
Ecole dans Bélem.

Le repas se passe rapidement, et nous filons commencer nos visites.

Nous remontons les avenues à pieds au lieu de prendre le bus. Cela nous permet de visiter, de découvrir bien de jolies maisons en ruines qui relatent d’un passé colonial important. Certaines sont rénovés avec goûts et flattent là aussi des immeubles plus modernes. Mais dans l’ensemble, ce qui nous marque le plus, c’est qu’à Belém, contrairement à Rio de Janeiro, la concentration d’architecture antique est beaucoup plus importante. La ville ne semble pas avoir tant souffert d’une irruption de building tout gris entourés de grilles d’acier.

Centre de Belem


A mi-chemin,il nous faut de nouveau nous ravitailler en eau fraîche tant nous buvons. Il fait une telle chaleur qu’il n’y a pas de soleil. C’est une chape de plomb qui pèse sur nos corps. On a envie de dire, pour d’autres raisons, qu’à Belém « le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle… ».

 


Basilique Nossa Senhora de Nazaré.


Intérieur en mosaïques.

Nous visitons la basilique Nossa Senhora de Nazaré. Devant l’entrée sur un panneau, une énorme toile citant tous les investisseurs de sa future climatisation ! En effet, ici, aucune église ou cathédrale n’est rafraîchissante. Il y a des ventilos à chaque rangée de pèlerins. L’intérieur de la cathédrale est couvert de mosaïques d’or et de verre comme San Marco à Venise. Les vitraux possèdent des nuances de couleurs rares.

 


Musée zoologque de Bélem.

Nous continuons notre chemin jusqu’au Musée …. Nous espérons tout voir avant la nuit car ici aussi la nuit tombe vers 18h00, et donc tout ferme à 17h30. Et quand on dit tout, c’est TOUT ! Y compris presque tous les restos !



Ibis rouge.


Héron.


Nous commençons par le jardin botanique qui recueille presque toutes les espèces de toute l’Amazonie aussi bien en plante qu’en animaux. En longeant les allées d’arbres que nous avons déjà pu admirer « pour de vrai » dans la forêt, nous tombons sur des ibis rouges et un héron !


Crocodiles.




Bien que ce soit un zoo, eux sont en libertés dans le parc. Ce rouge rosé vermillon donne l’impression qu’ils ont été peints pour la photo ! L'aigrette, impressionnante par sa taille, rien à voir avec le long et fin que nous avons vu dans Belém le matin, toise tout ce petit monde en longeant chacune de ses plumes de son bec pour les nettoyer. Elle a la technique l'aigrette !

 


Simon, la tête dans les bambous.

Nous faisons tous le parc, et rencontrons, enfermés cette fois, des serpents de plusieurs mètres, des crocodiles petits et d’autres gigantesques, des dinosaures à la Spielberg ! Des panthères noires et des tigres d’Amazonie, des singes, des perroquets bleus, rouges, verts, par dizaines… dommage que tout ce petit monde vive dans cette douce prison…

 
Nénuphars géants d'Amazonie.


Nous rentrons exténués dans les distances d’un point à un autre sont grandes ici, et tant il fait chaud… nous faisons juste une halte au supermarché, de quoi se procurer des brosses à dents et autres ingrédients de survie. En voulant acheter du déodorant, nous nous apercevons alors que le rayon déo est gigantesque ! Aussi grand qu’un rayon de liquide douche et savon réunis dans un petit supermarché de chez nous.Il y en a de toutes les sortes, et surtout les conditionnements sont gigantesques proportionnellement à ce que nous connaissons. Nous comprenons pourquoi… En fait, ce sont des bouteilles d’un demi-litre en moyenne et les gens s’en mettent partout sur le corps. Une fille devant nous essaie des fragrances : elle remplie la paume de sa main et se badigeonne tout un bras… et puis l’autre avec un autre déo, et puis un autre déo pour le ventre à l’air et hop !!!

 

Nénuphars géants d'Amazonie

Nous rentrons sans ressortir le soir. Je ne sais si c’est la chaleur, les quantités d’eau froide ingurgitées ou le repas du midi qui me sont tombés sur les intestins, mais je ne tiens plus sur mes jambes.

 

Quelques heures plus tard, Simon me rejoint. C’est pas facile la vie de la « jungle » !


 

Par Virginie et Simon - Publié dans : Belém / Marajo
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /2006 20:53

Bélem

Urgences de l’hôpital de Belém – Visite du Ver-o-Peso et du marché artisanal – Balade sur les docks

 

Caisse d'acerola, vitamine C naturelle cueilli dans les arbres de la forêt et des jardins.


La nuit du mercredi au jeudi a été très fiévreuse. Simon va mieux, mais moi je me tords de douleurs au ventre et la fièvre a bien du mal a baisser.

Le matin, je suis dans un tel état de fatigue que je suis bien incapable de me lever. Mon mal de ventre continuel pousse Simon a demander l’adresse d’un médecin et un taxi climatisé au mec de l’hôtel car je ne supporte plus la moindre bouffée de chaleur. Ils nous envoie direct aux urgences où on nous prend tout de suite. Ici, les gens semblent avoir des sortes de carte de sécu car ils ne paient pas, mais nous, nous avons payé plus cher qu’en France !


 


Le marché Ver-O-Peso de Belem.

Le médecin me demande ce que j’ai, ne m’ausculte pas, ne me regarde à peine et conclue en 5 minutes que c’est une déshydratation. Il me dit qu’on doit me perfuser pendant une heure pour me réhydrater. Je lui demande si c’est indispensable, et il me répond que « non, pas du tout, vous pouvez boire aussi ! ».



Le marché de Bélem.

Je choisis la deuxième solution et Simon lui demande de me prescrire l’équivalent de la perf’ en médicament. Cela n’existe pas apparemment. Le médecin me prescrit juste des comprimés pour la reconstitution de la flore intestinale et me dit de continuer mes médicaments pour la fièvre et le reste.

On se demande un peu ce qu’on est venu faire là.


Les vendeurs de rues viennent se raviltaller au grand marché de Bélem.


"Casseuse" de noix de cajou

"Montrez moi la photo pour voir si j'ai pas les bras trop gros !"

De retour à l’hôtel, Simon file dans une pharmacie pour acheter des sels de réhydratation, des minéraux ou autres. Et bien cela existe bien  mais il fallait une ordonnance ! Il me prend la seule et unique boîte de vitamines et oligo-éléments qui existe dans la pharmacie et qui coûte, là aussi, plus cher qu’en France !

 


Papayes.

Je passe la journée et la nuit qui suit au lit. Simon est patraque lui aussi. Sans fièvre, mais mal au ventre par moment et il dort tout le temps. Finalement, il ne veut pas sortir et préfère faire la sieste lui aussi. Surtout que le chauffeur de taxi nous a dit que cela dépassait les 40° aujourd’hui et que bien peu de lieux sont climatisés dans cette ville.

Le jeudi matin devait être consacré à l’Ile des Perroquets.Simon annule et remet ça au lundi suivant. Avec les Brésiliens, de ce côté là, il n’y a jamais de problèmes !

 

Préparation de filets de légumes sur le marché Ver-O-Peso.

Après une deuxième nuit de fièvre et de douleurs intestinales, le vendredi matin, cela va beaucoup mieux. Simon ne semble plus avoir mal au ventre, même s’il est tout flagada. Je me remets sur pieds et on s’apprête à aller voir le fameux marché Ver-o-Peso. On décide de ne se déplacer qu’en taxi climatisé. Au prix d’environ 3 € la course dans le centre, on aurait tort de s’en priver. Et on reviendra dormir pendant les heures brûlantes du début d’après-midi, car je serai bien incapable de marcher une journée entière.

 

On visite donc pas mal Belém en taxi et les chauffeurs nous déposent toujours dans de chouettes endroits. Les rues sont joyeusement animées, l’architecture délabrée de la ville donne une ambiance nostalgique de vieille carte postale. Il y a quelque chose d’envoûtant dans Belém.

 

Vendeuse de jus de Manioc (Tucupi) exténuée par la chaleur.

La matinée commence avec le marché Ver-o-Peso dont l’architecture est un mélange de construction baroque et art déco assez élégant, sur la rive du fleuve. La structure en fer a été importée en pièces détachées de Grande-Bretagne en 1900. On imagine alors ce que ce marché pouvait donner avec la fièvre du caoutchouc de l’époque !

 


Vendeur de crevettes séchées.

Aujourd’hui, c’est un vaste marché de poissons comme à Manaus, de fruits tropicaux, de plantes médicinales, de potions magiques de sorcières amazones, de bijoux des indiens, de masques de plumes d’oiseaux rares et certainement interdits à la chasse (dans la forêt, on se rend vite compte que rien n’est interdit). Tout ce bric-à-brac, cette foule de vendeurs et d’acheteurs se tapent dans le dos, se mouillent régulièrement la tête pour ne pas cuire au soleil, il n’est pas rare d’en voir certains assoupis de fatigue sur leur stand.



Le port de Bélem.

 
Détail de l'architecture du Ver-O-Peso.

Le Ver-O-Peso est devenu le symbole de Belém et on comprend pourquoi ! C’est ici qu’on perçoit le mieux le mélange des cultures, des influences indiennes et européennes propre à cette ville, aussi bien dans l’architecture que chez les gens. A Manaus, le type physique des gens est réellement amazonien, dans le sens indien de la forêt. Très objectivement, en Amazonie, les visages sont magnifiques. Parfois même d’une beauté rare.

A Santarêm, on sent la différence avec les descendant des indiens qui ont été soumis à l’esclavage et les descendants des colons portugais, qui sont très européens de peau. L’esclavage dans la région était très intense pour la fabrication du caoutchouc, du latex. Il y a donc les deux. Ici à Belém, il y a toujours ces 2 profils, mais aussi beaucoup de gens noirs, certainement descendants d’esclaves d’Afrique. Il en résulte une grande mixité de peaux aux variantes des moins dorées au plus sombres.


 

Stand de piments.

Nous longeons le fleuve jusqu’à la place Dom Pedro, cœur de la vieille ville. L’ancien fort qui protégeait Belém a été réaménagé en petit musée sur la culture des Indiens qui peuplaient la région avant leur massacre. C’est touchant et intéressant, bien fait et aussi climatisé, ce qui ne gâche rien ! Depuis les remparts, où ils restent quelques vieux canons, on a une très belle vue sur le Vero-O-Peso et l’ensemble des docks. Virginie reste à l’ombre et ne s’aventurera pas jusque là.

 

Le port de Bélem.

La chaleur est  toujours au rendez-vous, et on se dit qu’une petite pause/sieste à l’hôtel serait une drôlement bonne idée pour reprendre quelques forces. Après une petite heure de fraîcheur dans la chambre, on repart pour la vieille ville et la place Dom Pedro. Là, le musée d’art sacrée de la ville, niché dans son beau petit palais, nous tend les bras. Tous les guides écrivent qu’il ne faut surtout pas passer à côté de cette visite, alors on se lance !

 


Morue séchée.

Comme toujours (ou presque) dans les visites que nous avons faites jusqu’ici, un guide (une guide en réalité) se propose de nous raconter, gratuitement, l’histoire du lieu et des œuvres que nous allons voir. Ça nous change des musées parisiens, avec leurs horribles casques qui coûtent une fortune et donnent des explications rébarbatives sur les œuvres. La guide de ce jour là a étudié l’histoire artistique de Belém à l’université. C’est une passionnée qui parle avec le cœur. Elle est passionnante !

 


"Sorcières" de Bélem
"Une contrariété ma p'tite dame? Mal quelque part?".

Le musée est installé dans une ancienne église construite par les jésuites. Elle a été longtemps abandonnée, et reconvertie en musée. A l’intérieur, une belle collection de sculptures, de tableaux datant du 18 ou 19°siècle. L’éclairage du lieu et des œuvres (créer par un français, cocorico !!) est magnifique.


Visite passionnante donc, même si notre guide parle beaucoup trop vite pour nous ! On arrive quand même à comprendre l’essentiel et à poser quelques questions. Comme toujours dans les églises brésiliennes de l’époque, les noirs n’avaient pas le droit d’entrée. Un couple de touristes brésiliens nous avait rejoint en cours de route pour profiter de ces explications, et la femme, de couleur noire, dira à cette occasion : « mais le Brésil était un pays raciste alors et surtout la religion catholique ! ». Et la guide de lui répondre : « oui madame ! ». Preuve peut-être qu’ici comme en France, les atrocités commises pendant l’esclavage ne sont pas forcément bien connues.


Potion magique "natuelle" !!!!


A la sortie du musée, surprise, la pluie s’est invitée dans notre programme. Et oui, on est à Belém, la ville de la pluie éternelle, où même durant la saison sèche, il pleut au moins une fois par jour. Surtout en fin d’après-midi, et toutes les nuits, il y a de l’orage.

Inquiet, on demande au gardien si la pluie va bientôt s’arrêter. Lui, rassurant, nous affirme que ce n’est qu’une courte pluie. Dix minutes ? Un quart d’heure ? « Non, dans une heure ou deux ça devrait s’arrêter » ! Effectivement, nous n’avons pas la même conception d’une « petite » pluie.


 


Les docks de Belem.

Heureusement, les taxis sont là, toujours aimables, pas chers et serviables, et on décide d’aller s’abriter un peu dans un endroit couvert. L’estaçao das docas semble être l’endroit parfait. Ce sont les anciennes docks dans lesquelles était déchargé le caoutchouc, lieu réhabilité par la commune et reconvertie en centre resto-commercialo-touristique.

C’est très agréable, les trois hangars ont été magnifiquement rénovés, et ils accueillent désormais de sympathiques petits bistrots, des restos, des magasins d’artisanat, et occasionnellement des expos d’art.




Unique brasserie de bière du Brésil dans les docks de Belem.


Bière bélémoise.

On en profite pour siroter une petite bière dans la seule brasserie artisanale de la ville (excellent cette bière d’ailleurs), sur la petite terrasse au-dessous des grues toutes reluisantes, avec vue sur le fleuve et les bateaux qui viennent accoster pour la nuit. Le contraste est très intéressant, entre ces docks modernes et climatisées, et les grues qui trônent le long du fleuve. Le soleil couchant donne des teintes rosées surréalistes à l’ensemble. Un lieux où l’on reviendra, c’est sûr ! Notre QG de Belém.

 

Balades des Belemois sur les docks renoves

Après une petite balade des plus romantiques sur les quais, on rentre finalement à l’hôtel, toujours bien un peu fébrile, pour essayer de passer une bonne et longue nuit réparatrice.

D’autant plus que demain, nous partons pour deux jours sur l’île de Marajo, en face de Belém, et nous prenons l’avion lundi pour Sao Luis do Maranhao.


Port de Bélem.


Intérieur des docks rénovés en bars et restos.



 

 

Par Virginie et Simon - Publié dans : Belém / Marajo
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /2006 21:13

Ile de Marajo

Pousada das Guaras – Visite d’une fazenda de buffles - Artisanat

 

Bain de buffles à Marajo.

5h30. Le petit bus climatisé nous ramasse à l’hôtel. Nous sommes toujours dans un état proche de « l’Ohio » et on se demande vraiment si c’est une désydratation, principalement parce qu’on ne peut plus rien avaler l’un comme l’autre sans se tordre de douleurs dans la demi-heure qui suit. Malgré tout, nous persistons avec nos médocs pour le bide qui ne semblent pas vraiment faire encore leur effet. Nous nous abreuvons d’un minimum de 3 litres d’eau chacun par jour,nous nous nourrissons exclusivement de riz et de légumes cuits.

 

Levée du jour sur Bélem.

Nous filons donc en bus vers les docks pour embarquer sur notre bateau.

3h30 de traversée jusque l’Ile de Marajo, une Ile grande comme la Suisse. L’ambiance du bateau est calme : tout le monde dort. Avec nous, des Français qui restent à l’écart des autres de manière ostentatoire et toujours des touristes brésiliens qui nous racontent leur vie dés qu’on a un œil ouvert. A notre arrivée, un mini-bus nous emmène à la Pousada des Guaras. Guaras veut dire « ibis » en portugais. Elle est située à Salvaterra, vers la pointe nord-est de l’île, non loin de l’embouchure de l’Atlantique avec le fleuve.



Notre bungalow de la Pousada dos Guaras à Marajo.

Nous nous attendions à tout sauf à ça. Nous sommes depuis le début habitués aux mauvaises surprises en matière d’hôtellerie. Là, des bungalows tout mignons nous ouvrent leurs portes. Autour de nous, une piscine des plus agréable, une petite plage au sable fin, des chevaux et des buffles en libertés, une mare couverte de nénuphars avec… des petits ibis sauvages ! Des types de la pousada sont là à notre disposition si l’on souhaite monter l’une de ces grosses bêtes. Les visites commencent à 14h00. Nous avons quelques heures pour nous rafraîchir dans la piscine et manger.

On se sent revivre tout doucement ! En fait, c’est un bon remède cet endroit ! On ne décolle plus de la  piscine, à tel point qu’un serveur vient passer notre commande du déjeuner avec une carte spéciale plastifiée alors qu’on est dans l’eau ! Ca, on ne nous l’avait encore jamais faite ! On hallucine à tel point qu’on en attrape une crise de fou rire ! Il nous dit de rester dans l’eau, il nous prépare une table au bord de la  piscine.

 

Simon attend son dejeuner...

Quelques instants plus tard, nous voilà dégustant du riz et des carottes mais aussi les fameux crabes d’eau douce à la mde « toc toc » (bruits des pinces qu’on éclate à coups de burin en bois sur des planches). Si je ne peux rien manger d’autres que quelques bouchées, Simon, qui va décidément bien mieux depuis notre arrivée ici, dévore tout ! Son plat et le mien ! Ces crabes sont bons mais un peu trop petit et poilu à mon goût. Ca me rappelle des souvenirs de tarentules tout ça… brrrr….

 

Toc-toc bélemois : crabes d'eau douce à casser sur une planche.

14h00. Un grand bus attend tous les touristes de la pousada avec un guide brésilien qui parle aussi anglais et français ! Et qui on retrouve ? Une famille de touristes cariocas (de Rio) avec qui on a attendu le bus pendant des heures au retour de la plage de Alter do Chao pour Santarêm une semaine auparavant. Le monde est vraiment petit ! Du coup, on discute encore plus, de nos voyages, de ce qu’on a vu… de ce qu’on va faire dans les prochaines escales !

Les uns : ah, vous avez vu ça ? Ca devait être bien… nous on n’a pas vu.

Les autres : ah, mais c’était où ça ? On n’a pas vu…

Les uns comme les autres, on a beau visiter les mêmes villes, il y a des tas de choses qu’il reste à découvrir. Impossible de tout voir. Nous survolons ces villes plus qu’autre chose tant elles regorgent de richesses et de beautés diverses.

 

Praia dos Pesqueiros, l'embouchure de l'océan Atlantique.

En route pour la fazenda de buffles. Le bus roule cahin-caha sur les seules routes de chemin de terre qui parcourent Salvaterra. Les maisons sont rudimentaires mais en dur, et entretenues avec soins. En ce début d’après-midi bien chaud, peu de gens se baladent dehors. Le bus nous arrête à un embarcadère communal : un plateau qui transporte bus, voitures et passagers de l’autre côté du fleuve.Ici,pas de pont. Une fois de l’autre côté,nous roulons jusqu’à la « Praia dos Pesqueiros », plage la plus au nord de l’Ile de Marajo, embouchure du fleuve et de l’Atlantique. Plages immenses de sables fin qui n’est pas sans rappeler les longues plages du nord de la France. La qualité du sable est exactement la même, la couleur de l’eau aussi, sauf qu’on sent que les variantes de bleus, vert, marrons, gris sont causés par les mélanges des eaux diverses et non par le ciel comme sur la Côte d’Opale France. Cependant, ici, la baignade reste périlleuse à cause des raies et des vers pervers qui se faufilent partout à ce qu’on dit ici. Les brésiliens ne font pas dans la dentelle.A marais basse, ils descendent sur le sable avec leurs voitures, choisissent l’une des tables de la plage,et mette leur auto-radio à fond la caisse. Toute la plage est longée de voitures avec des musiques différentes, des gens qui boivent de la bière en plein soleil… ambiance très drôle ! Mais ça ne donne guère envie de s’allonger et de buller un peu. Tout le monde remonte dans le bus au bout de 20 minutes.


Un petit air du nord de la France, non ?


En route vers une réserve naturelle protégée par le gouvernement brésilien.  Ici, il est interdit de chasser et de pêcher. C’est ici que s’est installée une ferme de buffles. Nous longeons pendant quelques kilomètres le seul chemin de terre (rouge comme toujours !) de la réserve, et autour de nous, se baladent des chevaux, des buffles broutent l’herbe d’un vert presque fluo. Le temps se couvre et ici, comme à Belém, nous nous prenons notre ondée tropicale quotidienne. Et comme toujours, le soleil ne relèvera pas jusqu’au lendemain. Le ciel anthracite déchiré de temps à autre d’éclair d’orange silencieux, les pâtures vert vif, les buffles noires, les chevaux bruns… un tableau de peintre se dessine sous nos yeux.

 

Buffles en liberte sur l'île de Marajo.

Nous faisons quelques halte parmi les buffles qui ne semblent pas un seul instant intrigués par notre présence, des cow-boys locaux remontent le chemin en trottinant à dos de chevaux. Nous atteignons la Fazenda, la ferme en français. On nous selle quelques buffles, pauvre bête… et voici un car de touristes, fous de joie comme des gamins,à faire la queue pour faire son tour de manège ! Que de rire et d’émotions. Surtout à la plage, un vieux du coin a embarquer avec nous. Son portugais est tel qu’on ne comprend pas tout ce qu’il dit mais qu’est-ce qu’il est drôle.
 


"Regarde ma fifille tous ces touristes qui te photographient !"

Il parle aux buffles en disant « alors ma fifille, ça va bien aujourd’hui ? ». Il dit à l’écuyer : « fait la s’asseoir ma fille pour qu’on monte dessus, sinon elle va tomber malade. Ils sont trop lourd tous ces gens ! ».

Nous allons ensuite dans la ferme. La vétérinaire de la réserve protégée nous explique son travail avec les fermiers du coin, les animaux qu’elle soigne (pas seulement des buffles, mais aussi des crocodiles malades, des serpents aussi….beh oui pov’bête !). Elle parle de son expérience avec la commune de Belém qui fait venir régulièrement des enfants des banlieues défavorisées afin de les sensibiliser à la nature.Pour cette dame, la protection de cette nature passe inévitablement pas son contact, sa rencontre. Elle ne cesse de répéter que son travail d’aujourd’hui servira, elle y croit, pour les enfants d’aujourd’hui, adultes de demain. Elle nous demande d’emmener un peu d’elle, de ses dires, avec nous, de là où nous venons. Elle vient particulièrement nous parler à Simon et moi-même afin de dire à tous les gens que nous connaissons de ne pas hésiter à entrer en contact avec cette nature sauvage et de prendre soin de la protéger. L’Amazonie est un monde rare et exceptionnel.

La vétérinaire : « dites leurs de venir ici, je leur expliquerai !».

 
Etendues de verdures et d'eau font le bonheur des chevaux.

Là, un "goûter" nous attend avec toute la production de la ferme : confiture de cupuaçu, d’acaï et d’ananas sur du fromage de buffle, de la mozzarella de buffala, du fromage blanc de buffala également, du jus de caramboles aux teintes dorées toujours aussi impressionnantes. Je ne mange pas grand chose, mais Simon ne manque pas de me faire les commentaires de toutes ses expériences culinaires. J’en déduis que le fromage de buffala est extrêmement fort en goût, et que le mélange habituel brésilien fromage + confiture ou compote est presque indispensable pour atténuer les deux saveurs excessives sucrées-salées.

 

Simon cultivateur.

On s’attendait à ce que la ferme en profite pour vendre sa production, mais non, pas du tout, ils fabriquent juste pour eux, font des « goûters pour les touristes », pour « leurs apprendre à manger des choses simples mais bonnes », c’est tout. Ils vivent des buffles et de la Réserve Ecologique.

 

Nous retournons vers la pousada, en s’arrêtant dans des petites fabriques familiales grandes comme deux paillotes de plage, produisant du cuir de buffles, de la vanneries, de poterie typique de Marajo aux motifs amazoniens, de reproductions de masques de d’argile de chamanes etc… autant de d’artisans haut en couleurs par leur approche de leur profession.

 
Bain de buffles.

Le soir, impossible pour nous d’assister aux danses folkloriques de Marajo. Je tombe de fatigue, Simon n’est pas bien vaillant non plus. Nos douleurs ne passent pas et aucun des médicaments ne fait son effet 3 jours après. Il n'y a que la fievre qui aie a peu pres disparu. Je sens que ce n’était pas du tout une déshydratation, mais quoi ? On n’est pas médecin.

On s’endort avec la musique et les chants (notre bungalow est juste derrière la grande paillote commune où l’on mange et où il y a les fêtes. Dommage qu’on soit dans cet état, car franchement, c’est excellent. Enjoué, le chanteur a une voix magnifique, la musique n’est pas exagérée mais au contraire toute en harmonie.

Le dimanche, matinée libre jusqu’au bateau en début d’après-midi. On serait bien allé se promener dans Salvaterra, surtout que deux amis hollandais nous raconte leur folle nuit dans un bar du village et de leur changement de programme de voyage : ils restent ici pour quelques jours de plus, avoue l’un d’eux les yeux pétillants.

Notre programme fou à nous : dodo, piscine, sieste, volley dans la piscine, riz, carottes, sieste, balades parmi les buffles de la pousada, balade sur la plage, piscine, bus, bateau, Belém, docks de Belém pour resto avec riz et carottes, puis dodo.

Ce soir, j’ai eu une idée lumineuse : et si on prenait nos antibiotiques ? Ca ne peut être qu’une bactérie qui fait des ravages dans nos intestins depuis le fameux restos du mercredi midi dernier…

 


Les bungalows bordent la plage.

Par Virginie et Simon - Publié dans : Belém / Marajo
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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /2006 23:30
Bélem et Sao Luis
L’Ile aux perroquets – Le vieux Belém – Arrivée et soiree à Saõ Luis du Maranho

 

Envol de milliers de perroquets au levé du jour.

4h30 du matin. Nouvelle excursion pour l’ile aux Perroquets, celle qu’on avait annulée jeudi dernier pour cause de "déshydratation". Un guide bresilien, Rafaelo, passe nous chercher à l’hôtel avec un minibus. Nos amis cariocas sont avec nous puisqu’on a convenu hier soir de faire cette excursion ensemble. Ils ont appelé l’agence la veille (et oui même un dimanche, au Brésil, tout est possible !) et ont demandé pour nous accompagner. Nous nous entendons très bien avec eux.


 

Nous passons donc les prendre à leur hôtel puis direction un petit bateau amazonien à moteur. On file dans la nuit sur l’un des multiples cours d’eau qui sillonnent la région de Belém. Refaelo, qui parle lui aussi un français parfait (il a vécu 3 ans en Albi en France et parle avec l'accent du sud !), pour le bonheur de tous, ne s’exprimera qu’en portugais. Il parle à la vitesse de la lumière, pas simple. On comprend l’essentiel : l’île  que l’on va approcher est habitée exclusivement de perroquets d’une seule race, celle proche des perruches que l’on connaît. Tous les matins, aux premières lueurs du jours, ils s’envolent dans le ciel au-dessus de l’ile et se parlent par cris. Les perroquets, exclusivement monogames (« contrairement aux Brésiliens » dixit Rafaelo), voyagent par couple. Dans la journée, ils vont rejoindre l’ile d’en face pour se nourrir de fruits. C'est a ce spectacle que nous allons assister.


 


Levé du soleil au large de Bélem.

Nous attendons dans la nuit noire, tous feux du bateaux eteint, y compris le moteur. Une douce lueur de jour à peine anthracite pointe le nez. Un cri d’oiseau traverse la nuit. Quelques secondes après, un deuxième cri. La seconde qui suit, des milliers de milliards de billiards de perroquets se mettent à hurler ensemble. Cette cacophonie invraisemblable tant elle est subite nous laissent tous bouche bée. 



Au fil des eaux bélémoises...

D’un seul nuage gigantesque, les envolées de couples qui se cherche dans cette fin de nuit et qui se forment tourbillonnent sous nos yeux, au-dessus de nos tetes. Cela n’en finit pas. Les couples de perroquets traversent le fleuve dans un levé du soleil aux teintes roses et jaunes vifs. Les derniers quittent l’ile une fois le jour levé. Impossible de prendre des photos correctes tant il fait sombre et tant ils volent vite. Dommage...


Au fil des mangroves dans les environs de Bélem.

Pour finir, nous faisons une balade dans les igarapes des alentours. Nous ne nous lassons pas d'observer ces petites habitations indigenes, ces paillotes sur pilotis dans le fleuve ocre. Rafaelo nous explique que les enfants sont ramasses chaque matin en pirogue communale pour aller a l'ecole et il nous montre l'ecole qui elle est construite en dure un peu plus en amont du fleuve. Une petite balade dans la forêt s'impose. Nous croisons quelques uns de ses habitants, tous pieds nus, qui embarquent et debarquent du bois, des palmes de palmiers, des graines pour la fabrication des bijous etc...

 
Parterre de fleurs fuschia tombées d'un arbre dans la forêt.

De retour à l’hôtel vers le milieu de matinée, une tache importante s'impose a nous : nous délester de certains de nos bagages. 20 kg sont renvoyés à Paris... et oui, déjà. Nous renvoyons egalement nos vêtements "d'hiver" mineirois puisque desormais, seul l'été sera avec nous. Nous renvoyons l'un de nos deux hamac qui pèse une tonne et demi au moins, des graines de guarana que nos copains de la capoeira ont eu la bonne idée de nous demander et qui ne se vendent qu'au minimum de 1 kg ici ! Nous ne renvoyons quand même pas le jeu d'echec en pierre a savon de 4 kg que Simon a eu la bonne idee de s'acheter a Ouro Preto. Nous le traînerons jusqu'au bout celui-la... On espère juste que nos 20 kg arriveront bien...



Vue sur le fleuve de Bélem depuis la Maison des Onzes Fenêtres.

Midi. Nous prenons un taxi pour aller visiter le vieux Belém.  Nous longeons quelques rues qui paraissent être de campagne. Là, on fabrique les filets de pêhce, les briques, on restaure de vieux meubles. Toujours ces vieilles maisons pour certaine rénovées, D’autres endommagées par le temps mais qui ne demandent qu’à renaître. La vieille ville possède une âme poignante. Une envie irresistible de se tourner vers demain.


Vieux quartier  de Bélem.


Dernier passage dans notre QG : les docks réaménagés du port. 

En fin d’après midi, nous prenons notre avion pour Sao Luis dans l’état du Maranho.

Après un vol sans encombre, nous arrivons tranquillement dans la capitale de l’Etat du Maranhao. Tranquillement disions-nous ? Oui, mais pas pour longtemps. On avait réservé par internet une chambre à l ‘auberge de jeunesse de la ville. Le gérant nous avait prévenu que les chambres étaient « très simple », on avait quand meme demande par precaution si il y avait des fenetres (ce qui ne va pas de soi au Bresil).



La maison des Onze fenêtres à Bélem.

Sauf qu’en arrivant, nous découvrons de petites cellules, sans fenêtres contrairement a ce qu'ils nous avaient dit, de 4 mètres carrés, dont la porte ferme à peine, avec une grille sans fenetre et sans moustiquaire au plafond. Après moult hésitations, nous décidons de changer d’auberge et nous entamons une grande migration pour la pousada voisine, plus chère mais absolument charmante, avec des chambres claires et bien aérées, dans une maison coloniale typiquement maranhese de surcroit ! Nous perdons 2 nuits payees d'avance, mais tant pis. Le choix s'impose. L'auberge de jeunesse de Sao Luis ne possede en realite qu'un seul dortoire ayant des fenetres. Le  guide ecrit le contraire : " fenêtres avec moustiquaires etc...". Sont-ils venus jusqu'ici un jour dans leur vie ?


 


Intérieur jardin. La Maison des Onze fenêtres à Bélem.

Seconde mission de la soirée, trouver quelque chose à se mettre sous la dent a 11h00 du soir. Les gens mangent tot ici, et pleins de restos sont fermes le soir. On s'est fait avoir plus d'une fois ! Et là, bonne surprise cette fois ! On décide de suivre les conseils, avisés cette fois, surtout question resto, du guide du routard, et nous dirigeons vers « Antigamente », un resto-bar du centre qui propose tout plein de spécialités succulentes et de jus de fruits frais délicieux. Nous succombons malgré tout à un petit accès de nostalgie européenne, et nous commandons une pizza, excellent d’ailleurs !

 


Mangroves.

Sur la terrasse du resto, on aperçoit quelques musiciens remballer leurs instruments. Trop tard pour le concert du soir, mais les hauts-parleurs continuent de diffuser une sympathique bossa-nova à laquelle nous ne pouvons résister. Nous achetons deux CD de cette chanteuse qui habite deux rues loin d'ailleurs, histoire de pouvoir ramener un peu de Brésil en France.


Bélem pendant la pluie.

Notre retour à l’hôtel nous permet d’entrevoir les rues de Sao Luis. L’ambiance est étrange, il n’y a pas un chat, on dirait une ville fantôme. Quelques magnifiques façades se détachent… ça promet pour la visite du lendemain !



Le vieux Bélem.

 

Par Virginie et Simon - Publié dans : Belém / Marajo
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