Bélem
Praça da Republica - Musee et Jardin Emilio Goeldi
Un affluent de l'Amazone
Le mardi 25 juillet 2006, nous décollons de Santarêm pour Belém. Nous attendons avec impatience de cette ville chargée en histoire. L’atterrissage s’effectue malheureusement dans la nuit et nous n’en verrons rien avant le lendemain matin. Cependant, nous survolons de nouveau l'Amazone et ses affluents... tout ces paysages nous laissent sans voix.
Centre de Belem. Vue de la Praça da Republica.
Ouf, l’hôtel de Belem est très correct, surtout, ce qui nous importe c’est que ce soit propre, et ici l’électricité comme la plomberie se semblent pas avoir fait subit de « bombardements » de guerre comme à Santarêm, Manaus, ou encore Ouro Preto dans le Minas Gerais.
Le mardi matin, comme chaque semaine lors de notre arrivée dans un nouveau lieu, matinée logistique : laverie de l’hôtel, agence de tourisme pour excursions, plan de la ville, retrait d’argent… Nous sommes dans le Centre Historique de Belém.
Virginie à Bélem.
Tout s’effectue simplement ici. Nous trouvons rapidement notre excursion pour le lendemain : l’ile des perroquets, et celle du week-end : l’ile de Marajo, cette fameuse île en face de Belém, grande comme la Suisse, dont la particularité est l’élevage de buffles et les ibis rouges.
Kiosque Praça da Republica
La vie bouillonne agréablement. Beaucoup plus de gens aisés parcourent les rues de Belém, mais aussi beaucoup plus de gens miséreux, d’une pauvreté qui se voit à outrance. Et donc beaucoup de petits boulots de rues, de « camelots », comme disent les Belémois, en Français.
Praça da republica.
Non loin de notre hôtel, c’est la rue des petits coordonniers, des cireurs de chaussures, dans une autre rue, des vendeurs de bijoux confectionnés avec les graines de la forêt, les charrettes de fruits tropicaux ici comme ailleurs sillonnent les rues , les petits kiosques de bouffes entourés de chaises en plastiques qui font le bonheur des travailleurs du quartier… il y a ici une ambiance populaire extrêmement vivante et agréable.
Aigrette Praça da Republica.
Bien sûr, nous sommes en vacances, sans restrictions d’horaires, alors nous joignons l’utile à l’agréable. Nous nous arrêtons sans arrêts, nous faisons 3 fois le tour de la place de la Republica tant elle est jolie et surtout ombragé, avec, en son cœur, le magnifique Théâtre opéra de la ville. Nous en profitons pour demander la programmation : manque de bol, les concerts reprennent le lendemain de notre départ !
Tant pis, il y a dans cette ville des bars de concerts de musique brésilienne et nous avons bien l’intention de nous y rendre. Une aigrette qui semble véritablement en liberté se balade parmi nous. Cela doit être d’une grande banalité car on le photographie un peu à la japonaise, comme deux gamins jamais sortis de leur trous. Les gens nous regardent un peu interpelés, mais l'aigrette ne semble pas un seul instant les intriguer. Le soleil monte et monte de plus en plus, l’humidité avec. On rêve,ou c’est encore pire qu’à Manaus ici ? A midi, nous sommes déjà trempés et devons rentrer nous doucher.
Opera de Belem
Avant de partir pour le jardin tropical et écologique de la ville, nous nous « nourrissons » dans un petit resto non loin de l’hôtel recommandé par l’un de nos guides. Nous vous en donnons le nom « Inter Restaurant » et nous vous recommandons vivement de ne pas vous y rendre. Nous vous raconterons plus tard pourquoi.
Rue de Bélem.
En rentrant dans ce resto, il fait la même température qu’à l’extérieur : 40°. C’est un self-service ao kilo, mais les plats sont sous vitres fermées et donc normalement fraîche. Je remarque bien que quelques unes ne le sont plus peut-être depuis un moment, surtout celle aux crudités et légumes cuits dont nous nous nourrissons tous les midi avec du riz et un peu de viande ou de poisson tant il fait trop chaud pour manger autre chose.
Ecole dans Bélem.
Le repas se passe rapidement, et nous filons commencer nos visites.
Nous remontons les avenues à pieds au lieu de prendre le bus. Cela nous permet de visiter, de découvrir bien de jolies maisons en ruines qui relatent d’un passé colonial important. Certaines sont rénovés avec goûts et flattent là aussi des immeubles plus modernes. Mais dans l’ensemble, ce qui nous marque le plus, c’est qu’à Belém, contrairement à Rio de Janeiro, la concentration d’architecture antique est beaucoup plus importante. La ville ne semble pas avoir tant souffert d’une irruption de building tout gris entourés de grilles d’acier.
Centre de Belem
A mi-chemin,il nous faut de nouveau nous ravitailler en eau fraîche tant nous buvons. Il fait une telle chaleur qu’il n’y a pas de soleil. C’est une chape de plomb qui pèse sur nos corps. On a envie de dire, pour d’autres raisons, qu’à Belém « le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle… ».
Basilique Nossa Senhora de Nazaré.
Intérieur en mosaïques.
Nous visitons la basilique Nossa Senhora de Nazaré. Devant l’entrée sur un panneau, une énorme toile citant tous les investisseurs de sa future climatisation ! En effet, ici, aucune église ou cathédrale n’est rafraîchissante. Il y a des ventilos à chaque rangée de pèlerins. L’intérieur de la cathédrale est couvert de mosaïques d’or et de verre comme San Marco à Venise. Les vitraux possèdent des nuances de couleurs rares.
Musée zoologque de Bélem.
Nous continuons notre chemin jusqu’au Musée …. Nous espérons tout voir avant la nuit car ici aussi la nuit tombe vers 18h00, et donc tout ferme à 17h30. Et quand on dit tout, c’est TOUT ! Y compris presque tous les restos !
Ibis rouge.
Héron.
Nous commençons par le jardin botanique qui recueille presque toutes les espèces de toute l’Amazonie aussi bien en plante qu’en animaux. En longeant les allées d’arbres que nous avons déjà pu admirer « pour de vrai » dans la forêt, nous tombons sur des ibis rouges et un héron !
Crocodiles.
Bien que ce soit un zoo, eux sont en libertés dans le parc. Ce rouge rosé vermillon donne l’impression qu’ils ont été peints pour la photo ! L'aigrette, impressionnante par sa taille, rien à voir avec le long et fin que nous avons vu dans Belém le matin, toise tout ce petit monde en longeant chacune de ses plumes de son bec pour les nettoyer. Elle a la technique l'aigrette !
Simon, la tête dans les bambous.
Nous faisons tous le parc, et rencontrons, enfermés cette fois, des serpents de plusieurs mètres, des crocodiles petits et d’autres gigantesques, des dinosaures à la Spielberg ! Des panthères noires et des tigres d’Amazonie, des singes, des perroquets bleus, rouges, verts, par dizaines… dommage que tout ce petit monde vive dans cette douce prison…
Nénuphars géants d'Amazonie.
Nous rentrons exténués dans les distances d’un point à un autre sont grandes ici, et tant il fait chaud… nous faisons juste une halte au supermarché, de quoi se procurer des brosses à dents et autres ingrédients de survie. En voulant acheter du déodorant, nous nous apercevons alors que le rayon déo est gigantesque ! Aussi grand qu’un rayon de liquide douche et savon réunis dans un petit supermarché de chez nous.Il y en a de toutes les sortes, et surtout les conditionnements sont gigantesques proportionnellement à ce que nous connaissons. Nous comprenons pourquoi… En fait, ce sont des bouteilles d’un demi-litre en moyenne et les gens s’en mettent partout sur le corps. Une fille devant nous essaie des fragrances : elle remplie la paume de sa main et se badigeonne tout un bras… et puis l’autre avec un autre déo, et puis un autre déo pour le ventre à l’air et hop !!!
Nénuphars géants d'Amazonie
Nous rentrons sans ressortir le soir. Je ne sais si c’est la chaleur, les quantités d’eau froide ingurgitées ou le repas du midi qui me sont tombés sur les intestins, mais je ne tiens plus sur mes jambes.
Quelques heures plus tard, Simon me rejoint. C’est pas facile la vie de la « jungle » !
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