Natal

Lundi 7 août 2006 1 07 /08 /2006 11:44

Natal

Plage de Ponta Negra

 

Plage de Ponta Negra à Natal.

L’arrivée à Natal se fait sous un soleil radieux. La petite plage de Ponta Negra à 10 km du centre ville de Natal est des plus charmantes. L’ambiance est joyeusement festive, les touristes brésiliens occupent généreusement les transats et parasols, jouent aux raquettes, au ballon, mais par-dessus tout, s’élancent avec leurs planches de surf sur les grosses vagues de l’océan Atlantique. Les vendeurs ambulants de cocktails, paréos (presque tous ornés de grands drapeaux brésiliens !), lunettes de soleil et chapeaux s’en donnent à cœur joie. Les loueurs de petites planches de glisse trinqueballent leur charrette de parasol en parasol.

 

De notre chambre de la pousada Free Willy, nous voyons une petite terrasse (la nôtre, s’il vous plaît !), puis la piscine, puis l’allée de l’esplanade qui doit faire environ 3 mètres de large et tout de suite après la plage de sable fin. C’est pas beau la vie ?

 

Vue de notre balcon : la piscine, l'esplamade, le sable, l'océan.


Nous sommes ravis de cette pousada très familiale. Les gens qui y travaillent sont adorables. Nous discutons souvent avec Marco qui adore la France, apprend le français en regardant les jeux télévisés du câble genre « Pyramide » ou les films sous-titrés. C’est incroyable le nombre de Brésiliens que nous rencontrons qui sont déjà allés en vacances en France ou qui rêvent d’y aller, ou encore qui ont une personne de leur famille qui y vit. Bien sûr, comme d’habitude, un petit coup de Zidane là-dessus, et on refait le monde !

 


Intérieur Pusada Free Willy.
Collections d'objets anciens brésiliens exposés dans le séjour commun.

Nous discutons avec Marco de ce qu’il y a à faire dans le coin de Natal : rien, si ce n’est la plage et le buggy dans les dunes. Parfait, c’est juste ce qu’il nous fallait. Marco nous réserve notre Buggy.


En famille le dimanche à Ponta Negra.


Capoeiriste apprenti.

En ce dimanche ensoleillé, nous nous occupons de la lavanderia, et donc de notre excursion en buggy dans les dunes qu’on effectuera le mardi suivant, puis nous nous prélassons sur la plage jusqu’au coucher du soleil, une caïperinha à l’ananas absolument divine à la main.


"Un p'tit hula hula ma p'tite dame?"

On n’ose pas aller jusqu’à essayer le Hula-Hula que tous les Brésiliens de Natal s’arrachent : dans un ananas frais, on mélange donc la  chair de l’ananas avec de la cachaça, de la vodka, du lait concentré sucré, du jus de groseille et une boisson qui ressemble au Champagne, et appelée comme telle d’ailleurs, puis avec 3 tonnes de sucre en poudre. Certaines expériences culinaires nous font hésiter. On se dit désormais : on essaiera APRES l’excursion.

Vendeur de Hula-Hula.


Le soir, sur l’esplanade, plateau de langoustes grillées au citron vert qui fondent dans la bouche… on ne se refuse rien.

 

Jangadas sur la plage de Ponta Negra à Natal.

Après une bonne nuit bercée des vagues parfois houleuses de l’Atlantique, nous enchaînons sur une deuxième journée des plus fatigantes : plages, balades, resto de crevettes. Ici Internet ça marche super bien et en plus c’est pas cher (ce qui n’est bizarrement pas vraiment le cas au Brésil) ! Vive le blog, les mails à la famille. Nous avons appris qu’une grosse araignée s’était illégalement infiltrée chez nous la coquine ! N’y a t’il pas un entrepreneur sur cette terre pour fabriquer des répulsifs à araignées géantes afin d’exterminer cette espèce ?

 

"Hummm... des langoustes..."

Autre dilemme de cette deuxième journée : l’achat de maillots de bains décents. Difficile de se décider. Tout arrive au ras de tout ce que vous pouvez imaginer… mais nous ne sommes pas aussi à l’aise dans nos corps que les Brésiliens. Bon, moi je me lance. Je dis au vendeur :

Moi : oh lala, c’est trop petit ! Je vais prendre la taille au-dessus.

 


"Vas-y pour la langouste. Saude !"

Le vendeur : ah non madame, c’est votre taille ! Et les tailles au-dessus, ça n’existe pas. Vous n’en trouverez jamais.


Pour Simon, c’est moins drôle : la mode est aux slips de bain kangourous avec un gros drapeau brésilien sur les fesses !!!! On verra ce qu’on trouve plus tard. Le vieux maillot tout distendu de Monoprix d’il y a 3 ans continuera de faire l’affaire pour l’instant.



Loueurs de planches de surf au coucher du soleil vers 17h00.

 

Le midi, nous prenons un taxi jusqu’à un resto très original conseillé par nos guides et fortement recommandé par Marco. Mais nous sommes lundi et Marco a oublié de nous dire que c’était fermé ! Un aller-retour en taxi pour rien jusqu’au centre de Natal où visiblement, à part des buildings, des pompes à essence et des centres commerciaux, sans oublier les banques (qui fonctionnent !!!!) il n’y a pas grand chose à voir.

Pas grave, on va manger sur la plage de Ponta Negra… on retournera à ce resto demain soir après le buggy.

Bon, une petite pluie tropicale gâche le coucher du soleil. Tant pis, ce sera pour demain aussi.

Y’a des jours avec. Y’a des jours sans.

 

Embouteillage de Hula-Hula sur la plage de Ponta Negra.

Le soir, balade sur l’esplanade remplie de touristes brésiliens pas mal éméchées. Ils carburent tous à la cerveja et à la cachaça de manière exemplaire, si on peut dire ! On dit que les italiens ne parlent pas mais hurlent tout le temps. Ici, ils trouveraient leurs maîtres en la matière ! L’ambiance est joyeuse.


Surf à Ponta Negra.

 


Au dodo, demain on se lève tôt pour une virée en buggy dans le sud de Natal, jusqu’à la plage de Praia da Pipa à 85 km delà, certainement la plus belle plage de la région, ou en tout cas, réputée comme telle... oú il est soit disant possible de nager avec les dauphins !


Plage de Ponta Negra à Natal.

Par Virginie et Simon - Publié dans : Natal
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Mardi 8 août 2006 2 08 /08 /2006 12:14

Natal

Plages en Buggy dans le Nord de Natal

 


Virginie, Simon et le couple de Brésiliens dans le buggy.


Notre buggy vient nous prendre comme prévue à la pousada. Marco nous avait promis qu’on ne serait que tous les deux, manque de bol, on va être 4. Un peu les uns sur les autres dans ces buggys tape-cul, mais le jeune couple de Brésiliens qui est avec nous est sympathique. On décide d’un commun accord que l’on prendra la place du devant à tour de rôle.


Et nous voilà partis sur les routes de la périphérie de Natal avec notre petit buggy qui arrive au ras du bas des camions et des bus fous. Pas très rassurant. Nous croisons énormément d’autres buggy tous aussi bondés que le nôtre. C’est rigolo. Au bout de 10 minutes, avec Simon, on s’étonne de toujours aller vers le nord de Natal.


"Parking de buggy dans les dunes".

On demande au chauffeur du buggy si on va bien dans le sud vers Praia de Pipa. Pas du tout, on va dans le nord, là où justement Marco nous avait recommandé de ne pas aller à cause de la quantité de buggys qui y va chaque jour mais surtout, pour le fait que nous revenions juste des Lençois Maranheses et que « ça y ressemble en moins bien », nous avait-il dit. On en avait eu la preuve par l’album photos perso de Marco.



 

Tempête d'hiver dans les cocotiers au nord de Natal.

Le chauffeur s’arrête, de son téléphone portable il appelle sa société pour qu’un autre buggy vienne nous chercher pour Praia da Pipa. Mais il est trop tard. Il aurait fallu partir une heure plus tôt à cause d’une plage couverte par la marée haute après 9h00 du matin en direction de Praia de Pipa. Visiblement, c’est encore Marco qui s’est gouré dans la réservation. Le chauffeur nous demande ce qu’on veut faire, venir dans le nord ou retourner à la pousada. Vu que l’on part demain pour Fernando de Noronha, nous choisissons d’y aller quand même. On est à la fois en colère après Marco qui a vraiment la tête dans les nuages, et après nous, pour ne pas avoir effectué nous-mêmes cette réservation.

 

Bon, allez, y’a plus grave dans la vie que de ne pas voir Praia de Pipa… ça nous obligera à revenir un jour comme ça !

 


 

Embouteillage de buggys !

Nous arrivons peu de temps après à un embarquement de buggys pour traverser une rivière. Une véritable autoroute de buggys mal entretenus qui polluent à mort. Lorsque nous sommes sur l’embarcation poussée par un bateau à moteur comme en Amazonie, une barque s’approche avec un photographe qui mitraille chaque buggy avec ses passagers. Le chauffeur nous explique qu’ils viendront nous vendre les photos plus tard dans la journée. Incroyable…

 
Photographes ambulants de buggy remplis de touristes.

Nous nous élançons ensuite à travers des hameaux de maisons, jusqu’aux gigantesques dunes en bordure de mer. Nous suivons tous les buggys, d’autres nous suivent. Drôle d’ambiance de rally !

 


Pause buggy au milieu des "vendeurs" en tout genre.


Effectivement, c’est rigolo, les dunes sont larges tout comme les plages, mais rien à voir avec les Lençois Maranheses. Elles n’ont pas vraiment de charme. Par contre, on se marre bien quand le buggy dévale des dunes immenses qui tombent à pics, prend des virages qui nous font décoller de terre, remonte de biais certaines dunes pour ne pas glisser. « Vous voulez de la sensation ? », nous dit le chauffeur. « Ouiiiiiiiii !!!!!!! », s’écrit-on en cœur.

 

Et hop ! Nous revoilà partis de plage en plage où bien naturellement il n’y a pas un rat… seulement des colonies de buggys.

 


Rallye dans les dunes.


Nous nous arrêtons, avec tous les autres buggys, exactement aux mêmes endroits visiblement prévus à cet effet. Là encore, tout un tas de vendeurs de maillots de bains, de casquettes, de coquillages pas du tout de la région, nous attendent et nous harcèlent. Franchement, il n’y a pas d’autres mots. C’est usant. Même si parfois certaines personnes nous touchent beaucoup...

 


 

Arrêt des buggy sur une plage au nord de Natal.

 

Il bruine et la mer est tellement agitée qu’il nous est impossible de se baigner chaque fois que l’on marque un arrêt.

 


Un tout petit singe grimpe craintivement dans le cou de notre chauffeur.

Nous repartons pour de nouvelles sensations où parfois, il vaut mieux fermer les yeux sous peine de penser qu’on va basculer sur le côté ou en avant. La musique à fond dans notre petit buggy et le chauffeur qui lance ses bras en l’air en rythme… ça vaut son pesant de cacahuètes !

 

En pleine descente aventureuse d’une dune, un autre buggy arrive en sens inverse avec toujours le même photographe qui nous mitraille une fois de plus. On se croirait dans un film comique tellement toute cette mise en scène parfaitement rodée nous paraît invraisemblable.

 


Plage de Genipabu.


Nouvel arrêt sur la plage de Genipabu où des dromadaires importés d’Espagne attende le touriste pour une promenade. On se dit qu’on ira bien un jour au Maroc. On verra à ce moment là.

 

 

Nouveau rally dans les dunes où malheureusement on ne s’arrête jamais lorsqu’on le souhaiterait. Nous traversons de jolis paysages que nous avons à peine le temps de voir et on s’arrête chaque fois dans des lieux parfaitement inintéressant. Cette fois, ce sont des enfants avec des singes et des iguanes apprivoisés qui font payer pour faire une photo. Ou bien des luges qui dévalent les dunes. Mais tout cela est payant. Il y avait la même chose dans les Lençois en mille fois plus beau et jamais personne ne demande de l’argent ! On ne peut pas s’empêcher de comparer tant cette promenade en buggy est vraiment surfaite. Bon, ça reste très rigolo quand même.

 


Le clou du spectacle est lorsqu’on s’arrête le midi pour déjeuner dans des paillotes aux prix hallucinants. Le coût du poisson ici vaut de l’or ! Naturellement,y’a rien d’autre aux alentours. Pas le choix, faut se nourrir un minimum. La mer, visiblement bien polluée, est remplie de bateaux de pêche à l’arrêt.

 


Iguanes dans le sable.



Les vendeurs ambulants ne nous lâchent toujours pas et commencent à nous mettre de mauvaise humeur. Ils viennent nous voir jusqu’à 5 fois de suite et le chauffeur en rajoute une couche en vendant les mérites de ce qu’ils vendent (des nappes de table de 3 mètres de long, des coquillages de Tahiti et des hamacs !). Un type arrive avec les photos de la matinée déjà tirées sur papier. Naturellement, à un prix fortement dissuasif et pratiquement personne n’achète… sauf les Brésiliens comme souvent.

 

 

La pluie arrive de nouveau et nous empêche de repartir tout de suite. Lorsque cela se calme, nous repartons en sens inverse. Mais une heure après à peine, la pluie est telle qu’elle nous oblige à nous arrêter sous le porche d’une maison. Nous restons là presque 1h30 à se les peler sévère, à se prendre des rafales de vent mouillées en pleine figure. On grelotte, on a tous les lèvres violettes. Comme la pluie ne s’arrête jamais, nous décidons de retourner directement à Natal.






 

Manque de bol, notre buggy ne possède une toiture de plastique que pour les passagers du devant. Pas pour les 3 passagers de l’arrière. La Brésilienne qui est avec nous, depuis le matin, trouvait ça nul d’être devant. Elle préférait se la jouer aventurière assise le cul sur le capot le cheveu au vent. Cette fois, elle ne demande l’avis de personne et s’installe devant à côté du chauffeur, sous la capote, en voulant à peine prendre notre sac pour ne pas qu’il soit trempé. C’est le chauffeur qui finit par le lui mettre dans les jambes. Son mec est assis avec nous avec sa malheureuse serviette de plage sur la tête. Nous, nous sommes blottis sous un paréos qui stoppe juste les rafales de vent et de pluie. Plus d’1h30 de route avec la nuit qui arrive à grands pas, les embouteillages dans Natal et les gaz d’échappements puants qui nous arrivent dans le nez. On est trempé jusqu’aux os. On claque tous les 3 des dents pendant que l’autre pétasse devant raconte sa vie au chauffeur.

 

Cette heure et demi dans la pluie en maillot de bain sous un paréo qui ressemble à une serpillière non essorée, nous a semblé la plus longue de notre vie. Pour positiver, on se raconte tous les bons moments qu’on a passé au Brésil depuis notre arrivée, puis comme le temps se fait encore plus long, on remonte dans le temps jusqu’aux 3 ans passés ensemble. On finit par avoir envie de manger un cassoulet au coin du feu (même si chez nous on n'a pas de feu !), d’être dans notre lit à Paris avec une bonne tisane.



 

Dunes au nord de Natal

 

Lorsqu’on arrive à la pousada, on a si froid qu’on se met dans le lit avec nos duvets. On prend de quoi ne pas se chopper la grippe. Bref, pas de resto ni de sortie car la tempête bien bretonne nous oblige à se faire une soirée Occillococcinum !

 

 

Je finis quand même par aller chercher notre linge à la lavanderia et un plat chaud au resto du coin. Sur l’esplanade, un gamin vêtu d’un sac en plastique percé pour laisser passer les bras, se réfugie sous mon parapluie.

 

Moi : qu’est-ce que tu fais dehors à cette heure ci sous la pluie ? Tu devrais être chez toi ?

 

Le gamin : chez moi il n’y a pas à manger et là je cherche à manger.

 

Ca me fend le cœur et je culpabilise à mort de croire que cette journée a été gâché. Comme il s’en va, je le rappelle et je lui donne de l’argent pour qu’il mange et lui fait promettre de ne rien acheter d’autre que de la nourriture. Le gamin est super content. Alors que je lui ai donné 3 fois rien. Il sautille sous la pluie en me remerciant puis part en courant. Cela s’est passé très vite. Tout le monde dit ici qu’il ne faut jamais donner de l’argent, que cela sert plus à la drogue qu’à l’achat de nourriture. J’aurais dû l’emmener dans un resto et lui payer le repas. Mais bon, je lui fais confiance.



 

Plage au nord de Natal

 

De retour à la pousada, Marco est encore en train de se gratter le front en se demandant pourquoi il s’est trompé dans l’organisation de notre journée. Il est tétanisé de honte et ça aussi ça me fait culpabiliser. C’est pas grave, on a bien rigolé la moitié du temps, c’est ça l’important.

 

Simon finit par accepter de sortir de son duvet. On va dîner dans la salle à manger de la pousada, salle à manger des plus agréables avec des tas de collections allant du vieux fer à repasser aux coques de bateaux brésiliens. Marco est toujours devant un film français.

 

On prépare nos sacs de voyage pour la énième fois puis on se couche dans nos sacs de couchages.

 

Dehors, la tempête a fait rage toute la nuit.

 


Un bar les pieds dans l'eau

 

Par Virginie et Simon - Publié dans : Natal
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